A l'âge de 58 ans
Figure romande du journalisme, Arnaud Bédat est décédé

Le journaliste et écrivain Arnaud Bédat est décédé à l'âge de 58 ans, rattrapé par la maladie, a appris Keystone-ATS des proches du Jurassien. Il s'est fait connaître pour ses retentissantes enquêtes, notamment pour le compte de «L'Illustré».
Publié: 20.07.2023 à 17:04 heures
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Dernière mise à jour: 20.07.2023 à 17:33 heures
Figure romande du journalisme, Arnaud Bédat est décédé.

Figure romande des médias, Arnaud Bédat est décédé. Journaliste d'investigation et grand reporter, il a enquêté sur des affaires marquantes des dernières décennies. A commencer par le drame de l'Ordre du Temple solaire ou le crash du vol SR 111 de Swissair. Le journaliste de Porrentruy a aussi marqué l'actualité avec ses révélations sur les affaires Bertrand Cantat, Edouard Stern, DSK et de nombreuses autres.

Parallèlement, Arnaud Bédat a écrit plusieurs livres sur des personnalités qu'il admirait, comme Jacques Brel et le pape François, dont il était un proche.

Arnaud Bédat a fait ses débuts à la télévision romande avec l'émission «La Course autour du monde». Il s'est ensuite consacré à l'écrit, rejoignant «L'Illustré» en 1992 et y restant jusqu'en 2021. Ces dernières années, il a travaillé comme journaliste libre et s'est consacré à l'écriture.

«C'était un sacré personnage»

«C'était un homme de scoop», souligne le rédacteur en chef du Blick romand Michel Jeanneret, ancien directeur de «l'Illustré» où il a côtoyé Arnaud Bédat durant 10 ans. «C'était un sacré personnage, truculent, au caractère bien trempé et qui avait toutes les qualités pour être un grand journaliste», relève-t-il, contacté par Keystone-ATS.

Il vante notamment «l'extrême ténacité» d'Arnaud Bédat et son «jusqu'au-boutisme». Souvent menacé à cause de ses enquêtes, contraint parfois de passer par les tribunaux, le Jurassien s'est «toujours battu pour défendre la liberté de la presse». Il avait également tissé un «incroyable réseau», ce qui lui a permis d'être sollicité comme expert sur de nombreux plateaux de télévision en Suisse et en France.

«C'est sans doute le seul journaliste suisse qui va laisser le pape triste et ému», remarque Michel Jeanneret, rappelant l'amitié entre les deux hommes, mais aussi entre le Jurassien et la sœur du pape François. Outre un ancien collègue, Michel Jeanneret dit perdre «un pote» avec qui «les discussions comme les engueulades étaient passionnées». Il souligne encore sa «grande fidélité», tant «en amitié comme en inimitié».

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(ATS)

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