Sortir de la crise actuelle
Le mouvement réformateur iranien réclame un referendum

La principale coalition du camp réformateur en Iran a appelé mercredi à un referendum. Elle veut ainsi sortir de la «crise» née du mouvement de contestation engendré par la mort en détention d'une jeune femme.
Publié: 09.11.2022 à 16:18 heures
Le mouvement de protestation n'a jamais eu une telle ampleur.

L'Iran est le théâtre d'un mouvement de contestation sans précédent, déclenché par la mort de Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs. Les forces de l'ordre lui reprochaient d'avoir enfreint le code vestimentaire de la République islamique, imposant notamment le port du voile en public.

«Le Front des réformes iranien exige des changements immédiats, courageux et novateurs» de l'Etat afin d'ouvrir «un dialogue efficace à échelle nationale», écrit le mouvement dans son communiqué publié sur leur site.

Possibilité de referendum?

Formé en mars 2021 par les proches de l'ex-président réformateur Mohammad Khatami, le Front des réformes est composé de partis du camp réformateur.

«Cette première action est même possible en s'appuyant sur (...) la constitution actuelle et en la mettant en œuvre intégralement, y compris (...) l'article 59 sur l'organisation d'un référendum», a ajouté le texte.

La Constitution iranienne prévoit l'organisation d'un «référendum et une référence directe aux votes du peuple sur des questions économiques, politiques, sociales et culturelles très importantes».

Ouvrir des horizons

«Les décisions pratiques des dirigeants du pays dans ce domaine peuvent effectivement juguler la crise et ouvrir des horizons aux citoyens déçus, insatisfaits et en colère», a ajouté le mouvement.

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Des dizaines de personnes, principalement des manifestants, mais aussi des membres des forces de sécurité, ont été tuées depuis le début de la contestation.

Des milliers d'autres ont été arrêtées lors des manifestations, qualifiées généralement d'"émeutes» par les autorités. Plus de 2000 personnes ont été inculpées, dont la moitié à Téhéran, en près de deux mois, selon la justice iranienne.

(ATS)

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