L'affaire secoue la Norvège
L'ex-ministre de l'Enseignement grillée pour avoir plagié son mémoire

La ministre norvégienne de l'Enseignement supérieur a démissionné après que son mémoire de maîtrise a été annulé pour plagiat. L'enquête avait été déclenchée par les révélations d'un étudiant irrité envers la ligne tenue par son ministère en matière de plagiat.
Publié: 14.03.2024 à 15:37 heures
Sandra Borch, le 19 janvier 2024, lors de l'annonce de sa démission de son poste de ministre.

La ministre norvégienne de l'Enseignement supérieur, qui avait démissionné après avoir été mise en cause pour plagiat, a vu son mémoire de maîtrise annulé pour «tricherie» par son université, a indiqué son parti jeudi.

En charge de l'enseignement supérieur depuis 2023, Sandra Borch a annoncé sa démission en janvier après qu'un étudiant avait pointé sur X (anciennement Twitter) d'étranges similitudes entre le mémoire que la ministre avait remis en 2014 et d'autres travaux universitaires.

Après enquête, l'université de Tromsø (Nord) a décidé d'annuler le mémoire – qui traitait de réglementations dans le secteur pétrolier – a annoncé le groupe parlementaire du parti du Centre dont est issu Mme Borch. Sandra «Borch a triché et le résultat de son mémoire doit être annulé», a indiqué une commission de l'université, citée par le communiqué du parti. «J'ai commis une erreur et été négligente; et j'en tire bien entendu les conséquences», a commenté l'intéressée, en précisant qu'elle ne contesterait pas cette décision.

L'affaire avait éclaté grâce à Kristoffer Rytterager, étudiant d'une école de commerce, qui s'était penché sur les travaux universitaires de la ministre et avait notamment découvert qu'elle avait copié mot pour mot un passage entier d'un mémoire, fautes de frappe incluses.

Abondamment cité dans les médias norvégiens, l'étudiant de 27 ans avait expliqué avoir mené cette enquête à cause de son irritation envers la ligne tenue par le ministère dirigé par Mme Borch en matière de plagiat. Le ministère avait en effet saisi la Cour suprême sur le cas d'une étudiante qui venait d'être blanchie d'accusations d'"auto-plagiat» parce qu'elle avait réutilisé dans ses travaux, sans le signaler, des extraits d'un de ses propres textes.

Se défendant de harcèlement envers l'étudiante, le ministère avait expliqué vouloir obtenir auprès de la plus haute instance judiciaire du pays une définition précise de ce qui constitue le plagiat universitaire.

Publicité

(AFP)


Vous avez trouvé une erreur? Signalez-la