Plus de 200 milliards de dollars à la clé
Le Venezuela approuve l'accord pétrolier «historique» avec les Etats-Unis

L'armée vénézuélienne approuve l'accord pétrolier «historique» conclu avec Washington, qui prévoit l'exploitation de 17 gisements par les Etats-Unis. Caracas espère en tirer 209 milliards de dollars sur 25 ans, plus de huit mois après la capture de Maduro.
Le ministre de la Défense Gustavo Gonzalez Lopez a approuvé l'accord pétrolier avec les Américains, soutenu par Delcy Rodriguez.
Photo: AP
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AFP Agence France-Presse

L'armée vénézuélienne a dit mardi approuver l'accord pétrolier «historique» avec les Etats-Unis qui vont prendre le contrôle de 17 gisements, plus de huit mois après la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine. «Nous accompagnons, approuvons et sommes d'accord avec l'ensemble des termes du récent accord stratégique que le pays a conclu avec les Etats-Unis concernant le développement énergétique dans les champs pétrolifères», a proclamé le ministre de la Défense, le général Gustavo Gonzalez Lopez, lors d'un discours télévisé après une réunion avec la présidente par intérim Delcy Rodriguez, qui l'a nommé ministre en mars.

L'accord pétrolier, présenté comme «historique» par le président Donald Trump vendredi et confirmé le lendemain par Delcy Rodriguez, permet aux Etats-Unis d'exploiter 17 champs pétrolifères vénézuéliens avec un potentiel de production évalué à 65 milliards de barils. Le Venezuela considère qu'il en retirera des gains de 209 milliards de dollars sur 25 ans.

Le ministre américain de l'Energie, Chris Wright, doit arriver au Venezuela dans la soirée, probablement pour signer cet accord mercredi. L'Assemblée nationale, contrôlée par le pouvoir, a voté un soutien à l'accord dans l'après-midi.

«Nous allons voir affluer de nombreux investissements internationaux, qui se traduiront par davantage d'emplois, une plus grande production, et tout cet effet d'entraînement générera encore plus d'emplois. Si vous me demandiez de définir cet accord en un seul mot, je dirais que c'est la prospérité et le bien-être pour le pays, tout comme pour nous», a ajouté le ministre. «Transformer une divergence politique en un accord de coopération économique, c'est simplement la décision de choisir la paix, ce n'est pas une subordination», a-t-il affirmé.

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