Un avocat républicain renonce à se présenter à l'élection de gouverneur du Minnesota
Un avocat qui a assisté juridiquement le policier de l'immigration américain qui a tué une femme au volant de sa voiture le 7 janvier à Minneapolis a annoncé lundi renoncer à briguer l'investiture républicaine au poste de gouverneur de l'Etat du Minnesota.
L'avocat Chris Madel, connu pour défendre notamment des agents des forces de l'ordre, explique dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux se désolidariser de la ligne de son parti, après la mort samedi d'un deuxième citoyen américain tué par la police fédérale à Minneapolis (nord).
«Je ne peux pas soutenir les représailles lancées par les républicains à l'échelle nationale contre les citoyens de notre Etat, ni me compter comme membre d'un parti qui le ferait», affirme-t-il, estimant que l'opération en cours à Minneapolis est allée trop loin. «Des citoyens américains, en particulier ceux de couleur, vivent dans la peur», déplore-t-il, dénonçant l'arrestation de nombre d'entre eux à Minneapolis par la police de l'immigration (ICE) «à cause de la couleur de leur peau».
L'avocat s'est fait récemment connaître en apportant une assistance juridique à Jonathan Ross, l'agent d'ICE qui a tué par balles le 7 janvier Renee Good au volant de sa voiture, mais qui n'est visé par aucune poursuite pénale ni mesure disciplinaire. Le retrait de Chris Madel illustre le malaise exprimé par des républicains, notamment des élus au Congrès, face à la politique adoptée par l'administration Trump pour lutter contre l'immigration.
Source: AFP
Des agents fédéraux commenceront à quitter Minneapolis mardi, dit le maire de la ville
Le maire de Minneapolis a annoncé lundi que des agents fédéraux, déployés par le président américain Donald Trump pour lutter contre l'immigration, quitteront cette ville du Minnesota à partir de mardi.
«Certains agents fédéraux commenceront à quitter la zone demain, et je continuerai à lutter pour que le reste (des agents) impliqués dans cette opération s'en aillent», a écrit le démocrate Jacob Frey sur X.
Donald Trump a appelé lundi à la fin des violences dans le Minnesota où une vague d'indignation a été suscitée par la mort d'un deuxième manifestant américain, tué samedi par des agents des services fédéraux de l'immigration.
Source: AFP
Sous pression après les morts à Minneapolis, Trump joue l'apaisement
Donald Trump multiplie les gestes d'apaisement après la mort d'un deuxième Américain tué par la police de l'immigration.
Le décès d'Alex Pretti lors d'une manifestation samedi dans la plus grande métropole de l'Etat du Minnesota est une «tragédie» et le président «ne veut pas voir de gens blessés ou tués dans les rues», a dit la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, lors d'un point presse à la mi-journée.
Confronté à des critiques, y compris de son camp, sur la ligne dure adoptée dans cette ville du nord, le milliardaire a ensuite indiqué sur son réseau Truth Social avoir eu une «bonne conversation» téléphonique avec le gouverneur démocrate Tim Walz, puis avec le maire de Minneapolis, Jacob Frey.
Source: AFP
«Tout le monde est en danger!» La mise en garde de Salman Rushdie contre la violence politique aux Etats-Unis
«Tout le monde est en danger» aux Etats-Unis, a averti l'écrivain Salman Rushdie, qui a lui-même réchappé d'une violente attaque au couteau il y a trois ans, après la mort de deux Américains tués par des agents fédéraux de l'immigration à Minneapolis.
Interrogé par l'AFP dimanche lors du festival du film de Sundance, dans l'Utah, l'écrivain américano-britannique de 78 ans a estimé que «l'idée du danger et de la violence était désormais proche de tout le monde dans ce pays». «Je pense que tout le monde est en danger maintenant», a-t-il alerté.
L'écrivain participait à l'avant-première de «Knife: The Attempted Murder of Salman Rushdie», un documentaire adapté du «Couteau», son récit de l'attaque qui a failli le tuer en août 2022 en pleine conférence littéraire et lui a fait perdre l'usage d'un oeil. Son agresseur reprochait à l'auteur des «Versets sataniques», qui avait valu à Salman Rushdie une condamnation à mort par l'Iran en 1989, d'avoir «attaqué l'islam».
Il a été condamné l'année dernière à 25 ans de réclusion aux Etats-Unis. Pour Salman Rushdie, l'attaque dont il a été victime relève de «quelque chose de plus large». Dénonçant «une violence déchaînée par des individus sans scrupules qui utilisent des personnes ignorantes pour s'attaquer à (...) la culture», il a estimé que «pour ceux qui exercent un pouvoir autoritaire, la culture est l'ennemie».
Source: AFP
Trump impute la mort de deux Américains, tués par la police, au «chaos» causé par les démocrates
Donald Trump a imputé dimanche la mort de deux Américains, tués par la police fédérale à Minneapolis, au «chaos provoqué par les démocrates», au moment où son administration fait face à la pression de l'opposition et de la population de cette ville du nord des Etats-Unis.
Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans employé en service de réanimation dans un hôpital pour anciens combattants, a été tué samedi lors d'une manifestation contre des opérations de la police de l'immigration (ICE). Son décès vient aggraver une situation déjà tendue depuis celui de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier par un agent de l'ICE à Minneapolis déjà.
Le président américain a imputé ces deux morts aux élus démocrates de la ville et de l'Etat, qui s'opposent à son action. «Malheureusement, deux citoyens américains ont perdu la vie à cause de ce chaos provoqué par les démocrates», a écrit Trump sur sa plateforme Truth Social.
Minneapolis est secouée depuis plusieurs semaines par un mouvement de protestation contre la présence de l'ICE. Dimanche, ils étaient nombreux à se recueillir dans un froid glacial devant un mémorial de fortune dressé en hommage à Alex Pretti, sur le lieu des tirs.
Source: AFP
Donald Trump menace le Canada de «droits de douane à 100%» en cas d'accord commercial avec la Chine
Donald Trump a menacé samedi d'imposer des «droits de douane à 100%» sur les importations canadiennes aux Etats-Unis en cas d'accord commercial entre le Canada et la Chine, après qu'Ottawa a annoncé un accord préliminaire à Pékin la semaine dernière.
Si le Premier ministre canadien Mark Carney «pense qu'il va faire du Canada un 'port de dépôt' pour que la Chine envoie ses biens et produits aux Etats-Unis, il se trompe lourdement», a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social. Le républicain a évoqué des droits de douane «de 100» qui impliqueraient de doubler le prix des produits canadiens franchissant la frontière avec les Etats-Unis.
«La Chine va manger le Canada tout cru»
Depuis son retour au pouvoir il y a un an, Donald Trump n'a pas ménagé son voisin du nord, suggérant notamment de l'annexer pour en faire le 51e Etat américain et en faisant du Canada une des premières cibles de sa guerre commerciale tous azimuts. La majorité des échanges entre les deux pays reste toutefois exemptée de droits de douane, Donald Trump continuant à respecter une grande partie de l'actuel accord de libre-échange nord-américain.
Mais la menace revient dès que la relation connaît des à-coups. Et le chef de l'Etat américain a peu apprécié plus tôt cette semaine l'écho reçu par un discours de Mark Carney au Forum économique mondial à Davos (Suisse). Mark Carney avait pointé la fracture de l'ordre mondial et appelé les «puissances moyennes» à s'unir pour faire face aux forces «hégémoniques». Donald Trump lui avait répondu que le Canada existait «grâce aux Etats-Unis».
«La Chine va manger le Canada tout cru, complètement le dévorer, y compris en détruisant leurs entreprises, leur tissu social, et leur mode de vie général», a affirmé Trump dans son message samedi. Mark Carney s'est rendu la semaine dernière en Chine où il a scellé, selon ses termes, «un accord commercial préliminaire, mais historique, visant à éliminer les obstacles au commerce et à réduire les droits de douane» avec Pékin. Mark Carney a souligné à cette occasion la nécessité de réduire la dépendance vis-à-vis du grand voisin américain, premier partenaire commercial loin devant la Chine.
Source: AFP
Chine: Xi veut défendre «le rôle central» de l'ONU avec le Brésil
Le président chinois Xi Jinping a appelé vendredi le Brésil à défendre avec la Chine «le rôle central» des Nations unies dans le système international, lors d'un entretien avec son homologue Luiz Inacio Lula da Silva rapporté par les médias d'Etat.
Les deux chefs d'Etat se sont entretenus vendredi matin par téléphone, ont indiqué les médias d'Etat. Cette conversation a eu lieu le lendemain de l'inauguration par le président américain Donald Trump de son «Conseil de paix» censé oeuvrer à la résolution des conflits et largement considéré comme concurrent de l'ONU.
Bien que la Chine et le Brésil aient reçu une invitation à participer au «Conseil de paix», le compte rendu de l'entretien entre les présidents Xi et Lula n'évoque pas cette organisation.
Source: AFP
Trump retire son invitation à Carney pour rejoindre son «Conseil de paix»
Donald Trump a annoncé jeudi retirer son invitation adressée au Premier ministre canadien, Mark Carney, pour rejoindre son «Conseil de paix».
«Veuillez considérer la présente lettre comme une notification du retrait par le Conseil de paix de son invitation à participer à ce qui sera le Conseil de dirigeants le plus prestigieux jamais réuni», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
Après avoir bousculé l'ordre mondial et s'être retiré de plusieurs instances de l'ONU, Donald Trump s'essaie à la création d'une institution internationale avec son "Conseil de paix" autoproclamé, qui laisse certains experts sceptiques.
Source: AFP
L'UE a de «sérieux doutes» sur le «Conseil de paix» de Donald Trump
L'Union européenne a de «sérieux doutes» sur le «Conseil de paix» lancé par Donald Trump, en particulier sur sa compatibilité avec les Nations Unies, a indiqué tôt vendredi le président du Conseil européen Antonio Costa.
«Nous avons de sérieux doutes quant à un certain nombre d'éléments de la charte du Conseil de paix concernant son champ d'action, sa gouvernance et sa compatibilité avec la Charte des Nations unies», a déclaré Antonio Costa, à l'issue d'un sommet des Vingt-Sept à Bruxelles.
Le président américain a inauguré jeudi à Davos son nouveau «Conseil de paix», en présence d'une vingtaine de dirigeants de pays ayant rallié cette instance placée sous sa coupe.
Source: AFP
La présidente du Venezuela dit aborder «sans crainte» le dialogue avec les Etats-Unis
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a déclaré mercredi qu'elle entamait un processus de dialogue avec les Etats-Unis «sans aucune crainte» alors que la Maison Blanche a annoncé vouloir l'inviter à une date restant à définir.
«Nous sommes dans un processus de dialogue, de travail avec les Etats-Unis, sans aucune crainte, pour affronter les divergences, les difficultés, les plus sensibles et les moins sensibles, pour les aborder par la voie de la diplomatie», a indiqué, lors d'une réunion avec des gouverneurs et des maires, Delcy Rodriguez, investie présidente le 5 janvier, deux jours après la capture du président Nicolas Maduro au coeur de Caracas par l'armée américaine.
Source: AFP
Trump rallie huit pays à sa cause dans son «Conseil de paix»
Ryad et sept autre pays à majorité musulmane, dont le Qatar et la Turquie, médiateurs à Gaza, ont accepté l'invitation de Donald Trump à siéger au «Conseil de paix» qu'il veut créer pour oeuvrer au règlement des conflits dans le monde, a annoncé mercredi la diplomatie saoudienne.
Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères annonce une «décision commune» des ministres saoudien, qatari, égyptien, jordanien, émirati, mais aussi turc, indonésien et pakistanais pour que leurs pays rejoignent l'instance voulue par le président Trump, saluant ses «efforts en faveur de la paix».
Un substitut des Nations unies
La Maison Blanche avait au départ annoncé la création d'un «Conseil de paix» présidé par le président américain dans le cadre de son plan pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza et piloter sa reconstruction.
Mais selon le projet de «charte» de cette instance, son mandat est bien plus vaste, semblant ambitionner d'en faire un substitut des Nations unies. Le projet prévoit également un ticket d'entrée d'un milliard de dollars pour un siège permanent. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accepté l'invitation à siéger au conseil, a annoncé mercredi son cabinet.
Mais en ce qui concerne le plan Trump pour la bande de Gaza, il s'est opposé à la participation du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, et du diplomate qatari, Ali Al-Thawadi, au Comité exécutif de Gaza censé opérer sous l'égide du «Conseil de paix». Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le président des Emirats arabes unis Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane avaient déjà annoncé accepter de rejoindre le «Conseil de paix».
Source: AFP
L'Egypte a accepté l'invitation de Trump pour le «Conseil de paix»
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a accepté une invitation de Donald Trump à siéger au «Conseil de paix», que veut créer le président américain pour oeuvrer au règlement des conflits dans le monde en concurrence avec l'ONU.
L'Egypte «annonce accepter l'invitation et s'engage à remplir les procédures juridiques et constitutionnelles nécessaires», a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, exprimant son soutien à la «mission» du Conseil visant à mettre fin au conflit dans la bande de Gaza voisine.
Le «Conseil de paix» avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais le projet de «charte», qui accorde des pouvoirs très étendus à Donald Trump, révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question du territoire palestinien, celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.