Le Parlement européen gèle la ratification de l'accord commercial avec les Etats-Unis
Le Parlement européen a décidé de suspendre le processus de ratification de l'accord commercial entre l'Union européenne et les Etats-Unis, à la suite des dernières menaces en date de Donald Trump, ont confirmé mardi ses principaux groupes politiques.
Il y a un «accord majoritaire» des groupes politiques pour geler l'accord commercial conclu l'an dernier entre les Etats-Unis et l'UE, a assuré la présidente du groupe S&D (social-démocrate), Iratxe Garcia Perez, devant des journalistes.
Le PPE (droite), le groupe le plus important du Parlement européen, a également confirmé ce gel des discussions autour de cet accord. Conclu à l'été, il prévoit des droits de douane de 15% sur les exportations européennes vers les Etats-Unis, mais leur suppression en ce qui concerne les exportations américaines vers l'UE.
«Un levier extrêmement puissant»
Ne pas permettre aux entreprises américaines d'accéder sans droit de douane au marché européen est «un outil très puissant», a assuré mardi le patron du groupe PPE, Manfred Weber. C'est «un levier extrêmement puissant. Je ne crois pas que les entreprises soient d'accord pour renoncer au marché européen», a abondé Valérie Hayer, la présidente du groupe centriste Renew.
En revanche, une partie de l'extrême droite s'est prononcée contre le gel de cet accord. «Nous pensons que c'est une erreur», a indiqué le coprésident du groupe ECR, Nicola Procaccini.
Contrairement au groupe des Patriotes, présidé par l'eurodéputé français Jordan Bardella, favorable à la «suspension» de cet accord. C'est désormais le «rapport de forces» qui s'impose face aux Etats-Unis de Donald Trump, a jugé Jordan Bardella devant les eurodéputés.
«Un bazooka» économique
Le gel des discussions au sein du Parlement européen empêche la ratification de cet accord et donc son application. Les différents groupes politiques sont en revanche plus désunis sur les autres réponses possibles face aux menaces de Donald Trump d'annexer le Groenland, territoire arctique sous souveraineté du Danemark, pays membre de l'UE et de l'Otan.
Le PPE par la voix de son président a ainsi appelé à la «désescalade», refusant la mise en oeuvre du mécanisme européen anticoercition, qui permettrait par exemple de limiter l'accès des entreprises américaines aux marchés publics européens. Idem pour ECR dont le vice-président Nicola Procaccini s'est également prononcé contre devant la presse.
Le recours à ce que certains ont surnommé le «bazooka» économique européen est en revanche soutenu par les autres familles politiques du Parlement européen.
Source: AFP
Paris juge «inacceptables» les menaces de taxes américaines sur les vins «pour influencer sa politique étrangère»
Les menaces de Donald Trump d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français sont «inacceptables» et «inefficaces», a réagi mardi l'entourage d'Emmanuel Macron auprès de l'AFP.
«Comme nous l'avons toujours souligné, les menaces tarifaires pour influencer notre politique étrangère sont inacceptables et inefficaces», a indiqué cet entourage. Les menaces de Donald Trump font suite au refus d'Emmanuel Macron de rejoindre son «Conseil de paix», un projet encore flou du président américain qui semble vouloir créer une sorte d'alternative à l'ONU.
«C'est une menace, à ce stade, inadmissible, d'une brutalité inouïe et évidemment, qui ne peut pas rester sans réaction non seulement de la part de la France mais de la part de l'Union européenne toute entière», a réagi de son côté la ministre de l'Agriculture Annie Genevard sur TF1.
«Cette menace cible un secteur particulier qui est celui de la viticulture, qui n'en a pas besoin parce qu'il connaît des difficultés et qui est un fleuron de l'agriculture française», a-t-elle dénoncé.
Source: AFP
L'Europe doit arrêter de «subir ces bras de fer» avec Trump, dit le secrétaire général de la FNSEA
L'Europe doit arrêter de «subir ces bras de fer» avec Donald Trump, qui «est en train de détruire une partie de l'économie mondiale pour régner», a commenté ce mardi le secrétaire général de la FNSEA, Hervé Lapie, après la menace du président américain de taxer vins et champagnes français à 200%.
«On annonce 200%, je ne sais pas à combien ça va finir, mais globalement, il faut que l'Europe se réveille pour qu'elle puisse protéger aussi ses producteurs et ses consommateurs», a réagi Hervé Lapie interrogé sur Europe 1.
«Et qu'on arrête de subir ces bras de fer aujourd'hui avec le président Trump, qui défend son économie et qui en fait est en train de détruire une partie de l'économie mondiale pour régner», a continué le secrétaire général du premier syndicat agricole français.
Source: AFP
La Chine dit avoir été invitée à rejoindre le «Conseil de paix» proposé par Trump
La Chine a dit mardi avoir été invitée par les Etats-Unis à rejoindre le «Conseil de paix», une initiative du président américain Donald Trump pour oeuvrer à la résolution des conflits dans le monde.
«La partie chinoise a reçu l'invitation de la partie américaine», a indiqué lors d'une conférence de presse régulière Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Il n'a pas précisé si Pékin allait y répondre favorablement ou non.
La Chine apporte traditionnellement un soutien inconditionnel à l'ONU, qui comprend le Conseil de sécurité des Nations Unies, dont la mission est déjà de préserver la paix et la sécurité internationales.
L'instance baptisée «Conseil de paix» par Donald Trump avait été initialement conçue pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais son projet de «charte» ne mentionne pas explicitement le territoire palestinien et lui assigne un objectif plus large, celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.
Source: AFP
Trump confirme avoir invité Poutine à rejoindre le «Conseil de paix»
Le président américain Donald Trump a confirmé lundi avoir invité son homologue russe Vladimir Poutine à rejoindre le «Conseil de la paix», qu'il veut créer à sa main pour oeuvrer à la résolution des conflits dans le monde, en concurrence avec l'ONU.
«Oui, il a été invité», a répondu Trump à un journaliste en Floride qui lui demandait s'il avait invité le dirigeant russe à rejoindre cet organisme, où le ticket d'entrée serait d'un milliard de dollars pour un siège permanent.
Source: AFP
Trump menace d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français
Le président américain Donald Trump a menacé lundi d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français en réponse au refus de son homologue Emmanuel Macron de rejoindre son «Conseil de paix».
«Je vais mettre 200% de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera. Mais il n'est pas obligé d'y adhérer», a-t-il déclaré à des journalistes en Floride. L'entourage d'Emmanuel Macron a indiqué lundi à l'AFP que la France «n'entend pas donner suite favorable» à ce stade à l'invitation reçue pour rejoindre un «Conseil de paix».
Source: AFP
Le Mexique demande des explications aux Etats-Unis après la mort d'un de ses citoyens détenus par l'ICE
Le gouvernement mexicain a demandé jeudi des explications aux Etats-Unis pour la mort d'un de ses ressortissants alors qu'il était détenu par la police de l'immigration (ICE) dans l'Etat de Géorgie (sud).
Le consulat du Mexique à Atlanta a exigé «que les circonstances des faits soient éclaircies» et apporte sa collaboration à l'enquête, a indiqué dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères. Selon le gouvernement mexicain, ce décès aurait eu lieu mercredi. Les autorités américaines n'ont fait aucun commentaire dans un premier temps.
Au moins quatre personnes sont décédées alors qu'elles étaient entre les mains de l'ICE depuis le début de 2026, et au moins 30 en 2025, l'année la plus meurtrière depuis la création de cette police en 2004, selon des statistiques officielles.
Source: AFP
Une personne blessée par balle à Minneapolis lors de son arrestation
Une personne a été blessée par balle à Minneapolis mercredi soir après avoir résisté à son arrestation par un agent de la police fédérale de l'immigration américaine (ICE) a indiqué le département de la Sécurité intérieure, dans un contexte déjà tendu après la mort de Renee Nicole Good, abattue par l’ICE la semaine dernière.
Dans un communiqué publié sur X, le département de la Sécurité intérieure indique que des agents fédéraux menaient ce mercredi vers 18h50 à Minneapolis un contrôle ciblé sur un ressortissant vénézuélien. Lors de la tentative d’arrestation, l’individu aurait pris la fuite en voiture, percuté un véhicule en stationnement, puis continué sa fuite à pied. Un agent l’a rattrapé, mais l’individu s'est défendu.
Pendant leur lutte au sol, deux autres personnes sont sorties d’un appartement voisin pour venir en aide à l'individu interpellé. Ils auraient attaqué l’agent avec une pelle à neige et un manche à balai. Celui-ci aurait alors fait usage de son arme, touchant le ressortissant vénézuélien à la jambe.
L'agent et la victime ont été hospitalisés tandis que les deux autres individus ont été arrêtés. De leur côté, les élus de Minneapolis et de l'Etat du Minnesota ont dénoncé les actions des agents du ministère de la Sécurité intérieure, y compris ceux de l'ICE. «Nous comprenons qu'il y a de la colère», ont écrit les autorités municipales sur le réseau social X, ajoutant que «la ville de Minneapolis exige une nouvelle fois que l'ICE quitte immédiatement la ville et l'Etat».
Source: CNN et AFP
La famille de Renee Nicole Good lance une enquête civile
La famille de Renee Nicole Good tuée la semaine dernière à Minneapolis par un policier de l'immigration a annoncé mercredi le lancement d'une enquête civile pour faire la lumière sur les circonstances de cette mort qui a suscité une vague d'indignation dans le pays.
Le cabinet d'avocats Romanucci & Blandin, qui représente notamment la veuve de Renee Nicole Good et ses enfants, a déploré dans un communiqué que les autorités ne faisaient preuve d'«aucune transparence» dans cette affaire.
«A Minneapolis comme dans tout le pays les gens se soucient profondément de ce qui est arrivé à Renee Good le 7 janvier 2026, et veulent comprendre comment elle a pu être tuée dans la rue après avoir déposé son enfant à l'école», avance l'avocat Antonio Romanucci, cité dans le communiqué.
Dans cette affaire, les élus démocrates locaux déplorent que la thèse officielle de la légitime défense, défendue par l'ensemble de l'appareil d'Etat, Donald Trump en tête, rende l'enquête du FBI totalement biaisée.
Se basant sur de nombreuses vidéos prises pendant les faits, ils jugent qu'à aucun moment la victime – tuée dans sa voiture alors qu'elle participait à une action pour gêner la police de l'immigration (ICE) – ne représentait un danger pour le policier qui l'a abattue. Jusqu'à présent, ce dernier, Jonathan Ross, n'a fait l'objet d'aucune poursuite ni suspension.
Source: AFP
Rencontre sous haute tension à la Maison Blanche autour du Groenland
Les chefs de la diplomatie danoise et groenlandaise se rendent mercredi à la Maison Blanche pour un entretien sous haute tension visant à désamorcer la crise autour du Groenland, territoire autonome danois dont Donald Trump affirme vouloir s'emparer.
Depuis son retour au pouvoir, il y a près d'un an, le président américain évoque régulièrement la possibilité de prendre le contrôle de cette immense île arctique, stratégique mais peu peuplée. Ses menaces ont redoublé depuis la capture début janvier du président vénézuélien Nicolas Maduro.
Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, avait sollicité cet entretien avec le secrétaire d'Etat, Marco Rubio. La réunion aura finalement lieu à la Maison Blanche, le vice-président, JD Vance, ayant demandé à y participer. Ce dernier avait tenu des propos très durs à l'encontre de Copenhague lors d'une visite au printemps au Groenland, où il n'avait pas été invité.
Lars Løkke Rasmussen a dit espérer lever «certains malentendus» au cours de la rencontre, alors que le Danemark et le Groenland rejettent toute idée de rattachement de l'île aux Etats-Unis.
Source: AFP
Les principaux procureurs de Washington et de Minneapolis démissionnent en pleine enquête sur la fusillade
Plusieurs procureurs de haut rang ont démissionné à Washington et au Minnesota après la gestion controversée par l’administration Trump de la mort par balle de Renée Good à Minneapolis. Au moins cinq procureurs fédéraux du Minnesota, dont le numéro deux, ont quitté leurs fonctions après la décision du ministère de la Justice de viser la veuve de la victime et d’exclure les autorités locales de l’enquête, menée après une fusillade impliquant un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE).
Dans le même temps, cinq cadres de la section criminelle de la Division des droits civiques du Department of Justice ont annoncé leur départ. Ces démissions, vues comme un désaveu interne, fragilisent un service clé chargé des poursuites pour violations des droits civiques, sur fond de frustration croissante face aux ingérences politiques et à la réorientation de la division sous l’administration Trump..
Source: Washington Post