Drone explosif à Leipzig
L'UE accuse la Russie de «terrorisme» envers l'Allemagne

L'Union européenne accuse la Russie d'un acte de «terrorisme soutenu par un Etat» après l'attaque au drone explosif à Leipzig début août. Des sanctions et convocations diplomatiques sont en cours, a annoncé Kaja Kallas.
Ursula von der Leyen à Bruxelles, le 19 juin 2026.
Photo: IMAGO/dts Nachrichtenagentur

En bref

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  • Un drone chargé d'explosifs, attribué à la Russie, a visé l'aéroport de Leipzig début août, un site stratégique pour l'Allemagne et l'Otan. L'Union européenne dénonce un «acte de terrorisme soutenu par un Etat» et a convoqué le chargé d'affaires russe à Bruxelles.
  • La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a évoqué 1600 nouvelles sanctions en préparation contre des entités russes. L'objectif est de répondre à la recrudescence des attaques «hybrides» visant à affaiblir le soutien européen à l'Ukraine.
  • L'Allemagne a déjà pris des mesures de rétorsion contre la Russie. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE, réunis en Irlande, réaffirment leur unité et leur soutien à l'Ukraine malgré les tentatives de déstabilisation.
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AFP Agence France-Presse

L'incident impliquant un drone chargé d'explosifs début août à l'aéroport allemand de Leipzig et que l'Allemagne attribue à la Russie présente «les caractéristiques d'un acte de terrorisme soutenu par un Etat», a estimé la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas mercredi. L'UE a annoncé la convocation du chargé d'affaires russe à Bruxelles pour protester contre cette nouvelle attaque «hybride», attribuée à la Russie.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, présent en Irlande pour une réunion de ses homologues de l'UE, a également annoncé avoir convoqué l'ambassadeur russe à Paris. L'Allemagne a annoncé mardi des mesures de rétorsion contre la Russie, après l'avoir accusée d'avoir envoyé un drone chargé d'explosifs début août à l'aéroport de Leipzig, une plateforme militaire capitale pour l'armée allemande et pour l'Otan.

Réunis mercredi à Wicklow, près de Dublin, les chefs de la diplomatie de l'UE vont discuter «de ce que nous pouvons faire de plus», a indiqué sur ce point Kaja Kallas. «En voyant ces attaques hybrides à travers l'Europe, je pense que ce sont aussi des signaux d'alarme pour les pays qui n'ont peut-être pas été très fermes sur ce point», a-t-elle jugé.

«Le résultat de ces tentatives est un échec»

«Si nous voulons mettre fin à cette guerre, nous devons tous concentrer nos efforts. Passer à un niveau supérieur», a-t-elle encore dit, évoquant une nouvelle série de sanctions visant individus et entités russes. «Nous avons déjà 1600 inscriptions en préparation visant le complexe militaire de la Russie, et il est possible que d'autres soient ajoutées», a-t-elle ajouté. La recrudescence d'attaques «hybrides» attribuées à la Russie en Europe ont pour but de briser l'unité des Européens dans leur soutien à l'Ukraine, ont relevé plusieurs ministres.

«Le résultat de ces tentatives est un échec et c'est même l'inverse qui s'est produit puisque notre soutien à l'Ukraine n'a cessé de se renforcer», a affirmé Jean-Noël Barrot. «La Russie doit désormais comprendre que sa voie, consistant à rechercher des solutions militaires et à imposer ses revendications par la violence, y compris par des moyens hybrides, a échoué», a déclaré de son côté son homologue allemand Johann Wadephul.

Invité à cette réunion des 27, le ministre britannique des Affaires étrangères Ed Miliband a lui aussi assuré l'Ukraine du soutien de son pays. «Nous voyons une tentative de la Russie de nous diviser en Europe et de nous dissuader de soutenir l'Ukraine, et je le dis aujourd'hui très clairement au nom du Royaume-Uni: cette tentative échouera», a-t-il affirmé à son arrivée à Wicklow.


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