Les principales informations à retenir:
Donald Trump a déclaré mardi 7 avril qu'il acceptait de suspendre pendant deux semaines les bombardements contre l'Iran et qu'il était prêt à un cessez-le-feu si Téhéran rouvrait «complètement» le détroit d'Ormuz, d'une importance vitale.
Les Etats-Unis et l'Iran ont échoué à trouver un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, au terme de négociations marathon à Islamabad.
Israël a de son côté annoncé accepter le cessez-le-feu avec l'Iran, mais pas avec le Liban, où les frappes se poursuivent.
Malgré l'annonce d'une trêve, des attaques iraniennes ont été rapportées aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, où deux personnes ont été blessées.
Les affrontements ont causé la mort de plus de 3597 personnes en Iran, parmi lesquelles 1551 civils, dont 236 enfants, selon l'ONG Human Rights Activists News Agency, de 1530 personnes au Liban, dont 130 enfants, selon le ministère libanais de la Santé, de 101 personnes en Irak, selon des chiffres de l'AFP, de 19 civils en Israël, selon les autorités, de 4 femmes en Cisjordanie occupée, selon le ministère palestinien de la Santé, et de 13 soldats américains, selon les autorités. Les ripostes iraniennes dans plusieurs pays du Golfe ont fait une trentaine de morts (10 aux Emirats arabes unis, 7 au Qatar, 6 au Koweït, 3 à Oman, 2 en Arabie saoudite, 2 au Bahreïn).
Trump jure «d'éliminer» tous les navires iraniens qui forceront «son» blocus
Alors que le blocus maritime du détroit d'Ormuz est entré en vigueur, mercredi à 16h, heure suisse, Donald Trump a menacé de détruire tout «navire d'attaque rapide» iranien qui le forceraient.
«Si l'un de ces navires s'approche ne serait-ce qu'un peu de notre BLOCUS, il sera immédiatement DETRUIT, selon le même système que celui que nous utilisons contre les trafiquants de drogue en mer», a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Source: AFP
Plusieurs puissances de l'OTAN refusent de participer au blocus de Trump
Lors de son annonce dimanche sur Truth Social, le président Donald Trump assurait que plusieurs pays se joindraient au blocus du détroit d'Ormuz, lequel est théoriquement en vigueur depuis lundi 16h, heure suisse.
Or, des alliés majeurs de l’OTAN semblent désormais prendre leurs distances. Selon l'agence Reuters, la France et le Royaume-Uni ont notamment indiqué qu’ils ne participeraient pas au blocus. Ces pays entendent éviter d’être entraînés dans un conflit avec l’Iran.
Donald Trump a récemment multiplié les critiques à l’égard de l’alliance militaire, estimant que ses membres devraient soutenir davantage les États-Unis dans ce dossier. Face à ces réticences, il a même évoqué une possible sortie de l’OTAN et envisagé un retrait partiel des troupes américaines stationnées en Europe.
Plusieurs pays européens se disent toutefois prêts à contribuer à la sécurisation du détroit d’Ormuz, mais seulement une fois les hostilités terminées dans la région.
«Profitez des prix actuels de l'essence» : la pique de l'Iran aux Américains
Face à la menace d’un blocage américain du détroit d’Ormuz, les prix du pétrole sont repartis à la hausse, franchissant à nouveau la barre des 100 dollars le baril.
Dans ce contexte, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, s’est adressé aux Américains avec ironie. Il les a invités à «profiter» des prix actuels à la pompe, tout en se moquant de la Maison-Blanche. A l’appui, il a diffusé une carte de stations-service autour de Washington affichant les tarifs en vigueur, affirmant que ces niveaux deviendraient bientôt un souvenir.
«Profitez des prix actuels à la pompe», a-t-il écrit sur les réseaux sociaux. «Avec ce que vous appelez un blocus, vous regretterez bientôt de ne pas payer votre essence entre 4 et 5 dollars.»
Israël dit avoir tué plus de 250 combattants du Hezbollah le 8 avril, selon un nouveau bilan
L'armée israélienne a affirmé lundi avoir tué cinq commandants du Hezbollah lors de ses frappes massives et simultanées sur le Liban mercredi dernier, ainsi que plus de 250 combattants du mouvement allié de Téhéran, d'après un bilan actualisé.
Côté libanais, le ministère de la Santé avait fait état de plus de 350 morts et plus de 1200 blessés lors de ces raids sans précédent depuis le début des hostilités début mars.
Vendredi, l'armée avait diffusé un premier bilan des services de renseignement faisant état de plus de 180 combattants morts le 8 avril. Elle a indiqué que plusieurs commandants du Hezbollah avaient été tués.
Le même jour, les Etats-Unis et l'Iran avaient conclu une trêve de deux semaines, accompagnée d'un processus de négociation visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient –déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine contre la République islamique–, qui a échoué.
Le Hezbollah est entré dans le conflit début mars pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Israël a riposté par des frappes aériennes meurtrières de grande ampleur à travers le Liban et une offensive terrestre dans le sud.
Source: AFP
Le cessez-le-feu entre Iran et Etats-Unis «tient», dit le Pakistan
Le président du Pakistan Shehbaz Sharif a assuré lundi que le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran «tenait» et que des efforts étaient en cours pour régler les points de blocage.
«Le cessez-le-feu tient toujours et au moment où je parle, des efforts sont en cours pour résoudre les derniers litiges», a-t-il affirmé au cours d'une brève allocution retransmise à la télévision.
Le Qatar a appelé lundi à ne pas utiliser les voies maritimes comme un moyen de «marchander», après l'annonce par les Etats-Unis d'un blocus des ports iraniens dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran.
Le chef de l'agence maritime de l'ONU, Arsenio Dominguez, a quant à lui déclaré qu'aucun pays n'avait légalement le droit de bloquer la navigation dans le détroit d'Ormuz, une route commerciale paralysée par la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.
L'heure fixée par les Etats-Unis pour le blocus des ports iraniens, à 16h00 lundi, heure suisse, est passée. L'armée américaine n'a pas immédiatement confirmé que le blocus, décidé par Donald Trump après l'échec de pourparlers avec l'Iran à Islamabad ce week-end, avait effectivement débuté.
Source: AFP
Le blocus américain entre en vigueur, les navires neutres obtiennent un délai
Le délai accordé par le président américain Donald Trump est arrivé à échéance. Le blocus desEÉtats-Unis dans le détroit d’Ormuz entre donc en vigueur à compter de 16h, heure suisse.
Le centre britannique de surveillance maritime UKMTO a néanmoins annoncé un sursis pour les navires neutres présents dans des ports iraniens, rapporte notamment Sky News. «Un délai limité leur est accordé pour quitter le détroit d’Ormuz», précise l’organisme, ajoutant que la durée exacte de cette période a été fixée dans une communication officielle aux marins.
Selon ce même message, le blocus américain imposera des restrictions d’accès à tous les navires en mer se dirigeant vers des ports ou des zones côtières iraniennes. La mesure s’appliquera «sans exception à tous les pavillons», y compris pour les navires desservant des terminaux pétroliers ou des installations côtières.
Les modalités d’intervention de la marine américaine en cas de violation restent toutefois floues. Un responsable américain, cité anonymement par Al Jazeera, indique qu’aucune règle précise n’a encore été définie. Les forces armées disposeraient néanmoins des moyens nécessaires pour faire respecter le blocus «aussi longtemps que nécessaire», conformément aux décisions de Donald Trump.
«Aucun pays n'a le droit» de bloquer Ormuz, affirme le chef de l'agence maritime de l'ONU
Le chef de l'agence maritime de l'ONU a déclaré lundi qu'aucun pays n'avait légalement le droit de bloquer la navigation dans le détroit d'Ormuz, une route commerciale paralysée par la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.
«Conformément au droit international, aucun pays n'a le droit d'interdire le droit de passage inoffensif ou la liberté de navigation dans les détroits internationaux utilisés pour le transit international», a déclaré le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, lors d'une conférence de presse.
Les Etats-Unis ont annoncé débuter lundi un blocus des ports iraniens situés dans le détroit et ses environs, dont les forces iraniennes contrôlent l'accès depuis que la guerre a éclaté avec les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran le 28 février.
Source: AFP
Les Etats-Unis préparent leur blocus maritime dans le golfe d’Oman
Les préparatifs d’un blocus américain dans les eaux du Moyen-Orient semblent s’accélérer. Selon l'agence Reuters, l’armée américaine prévoit d’imposer une restriction de navigation dans le golfe d’Oman et en mer d’Arabie, à l’est du détroit d’Ormuz
La mesure s’appliquerait à tous les navires, quelle que soit leur nationalité. Cette information provient d’un message adressé aux marins par le commandement central américain, dont Reuters a obtenu copie. Le blocus pourrait entrer en vigueur à 16 heures (heure suisse).
«Tout navire entrant ou quittant la zone sans autorisation pourra être intercepté, détourné et saisi», précise le communiqué.
Le président américain Donald Trump avait annoncé dimanche vouloir bloquer le détroit d’Ormuz pour les navires à destination ou en provenance de ports iraniens. Dans la région, les tensions continuent de s’intensifier. L’Iran a déjà fait savoir qu’il s’opposerait à ce projet.
La Russie a évacué la quasi-totalité de son personnel de la centrale iranienne de Bouchehr
La Russie a évacué la quasi-totalité de son personnel de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, construite et opérée avec l'aide de Moscou, après le départ lundi de 108 personnes, a indiqué le directeur général du groupe Rosatom Alexeï Likhatchev.
«Cent-huit personnes sont actuellement en route vers Ispahan, tout se déroule comme prévu», a déclaré Alexeï Likhatchev à des journalistes dont l'AFP, précisant que «vingt personnes restent à la centrale» située dans le sud de l'Iran. Les vingt employés restant, des managers et responsables d'équipement, forment la «délégation finale» de Rosatom, a-t-il expliqué.
La centrale de Bouchehr, dotée d'un réacteur de 1000 mégawatts, est la seule installation nucléaire civile iranienne opérationnelle. La Russie a débuté l'évacuation de son personnel de la centrale après le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par les frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.
Depuis cette date, la centrale, en partie construite par la Russie et dont des techniciens de Rosatom participent au fonctionnement, a été visée au moins quatre fois.
Le 4 avril, un agent de sécurité a été tué par une frappe, qui n'a pas endommagé la centrale elle-même, selon un média d'état iranien et une analyse d'images satellites par l'Agence internationale de l'énergie atomique.
Source: AFP
Netanyahu affirme son soutien au blocus des ports iraniens annoncé par les Etats-Unis
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affiché lundi son soutien au blocus des ports iraniens décidé par Donald Trump, se disant en étroite coordination sur le sujet avec les Etats-Unis.
«L'Iran a enfreint les règles (des pourparlers de paix au Pakistan), le président Trump a décidé d'imposer un blocus naval», a déclaré M. Netanyahu à l'occasion du Conseil des ministres, selon une vidéo diffusée par son bureau. «Nous soutenons bien sûr cette position ferme, et sommes en coordination constante avec les Etats-Unis».
Source: AFP
Ankara accuse Israël de vouloir faire de la Turquie son «nouvel ennemi»
Après l'Iran, Israël veut faire de la Turquie son «nouvel ennemi», a accusé lundi le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, après une série d'échanges acides au cours du week-end.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait accusé samedi le président Recep Tayyip Erdogan de «ménager le régime terroriste iranien tout en massacrant ses propres citoyens kurdes».
«Israël ne peut se passer d'ennemi: il lui faut toujours élaborer une rhétorique et nous constatons que non seulement le gouvernement Netanyahu, mais aussi certains membres de l'opposition (...), tentent de désigner la Turquie comme un nouvel ennemi», a dénoncé M. Fidan.
«Il s'agit d'un phénomène nouveau en Israël, né d'une nécessité face à la rue et qui s'est ensuite mué en stratégie d'Etat», a ajouté le ministre lors d'un entretien en direct à l'agence de presse étatique Anadolu.
Source: AFP
La proposition russe d'accueillir l'uranium enrichi iranien tient toujours, affirme le Kremlin
La Russie reste prête à accueillir sur son sol de l'uranium enrichi iranien dans le cadre d'un éventuel accord de paix entre Washington et Téhéran, a répété le Kremlin lundi.
«Cette proposition a été formulée par le président (Vladimir, ndlr) Poutine lors de contacts avec les Etats-Unis ainsi qu'avec des pays de la région», a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, en réponse à une question de l'AFP lors d'un point presse quotidien.
«L'offre tient toujours, mais n'a pas été suivie d'effet», a-t-il ajouté.
Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël, ennemi juré de la République islamique, soupçonnent l'Iran, qui possède plus de 400 kg d'uranium hautement enrichi, de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément.
Source: AFP
Les Philippines réduisent des taxes sur les produits pétroliers
Le président philippin Ferdinand Marcos a annoncé lundi réduire des taxes sur le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et le kérosène afin d'atténuer la flambée des prix des carburants, provoquée par la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran.
«Nous espérions une issue favorable aux pourparlers de paix (entre) les Etats-Unis et l'Iran, mais il semble qu'ils n'aient pas réussi à conclure un accord; c'est pourquoi nous continuerons à venir en aide à notre population», a expliqué M. Marcos lors d'une conférence de presse.
«Nous avons réduit la taxe sur les produits pétroliers directement utilisés par notre population dans sa vie quotidienne», a-t-il complété.
Source: AFP