Glissement de terrain
Nouvelle évacuation dans la ville sicilienne de Niscemi

Le glissement de terrain qui a touché dimanche dernier la ville de Niscemi, au sud de la Sicile, reste un danger pour les environs, selon les autorités locales. Plus de 1500 des 25'000 habitants ont déjà été évacués à cause du risque lié aux fortes pluies annoncées.
1/4
Un glissement de terrain a touché la ville de Niscemi, en Sicile, dimanche dernier. Les pluies abondantes annoncées pour les prochains jours risquent d'étendre le gouffre.
Photo: ROSARIO CAUCHI
sda-logo.jpeg
ATS Agence télégraphique suisse

Le glissement de terrain survenu dimanche dernier à Niscemi, dans le sud de la Sicile, représente toujours un danger pour les zones alentour, selon les autorités locales. En raison du risque accru lié aux fortes pluies annoncées, plus de 1500 habitants ont déjà été évacués sur les 25’000 que compte la ville.

Le glissement de terrain, causé par une violente tempête qui a touché le sud de l'Italie la semaine dernière, a provoqué la chute d'une section de quatre kilomètres du flanc de la colline sur laquelle est juchée Niscemi. Une «zone rouge», interdite à tout passage et longue de près de 150 mètres, a depuis été mise en place, entraînant l'évacuation de plus de 1500 habitants.

Des risques depuis longtemps

Bien qu'il n'y ait pas eu de morts ni de blessés, les experts estiment que le gouffre pourrait s'étendre sous l'effet de la pluie et faire s'effondrer des maisons. Les fortes pluies prévues dans les prochains jours risquent donc d'augmenter l'humidité du sol et de provoquer de nouveaux glissements. La Protection civile surveille la zone avec des drones et des images satellites pour évaluer la vitesse du glissement.

Niscemi a subi un glissement de terrain dans la même zone il y a près de 30 ans, et les habitants affirment que la catastrophe de cette semaine se préparait depuis longtemps. Des rapports sur l'instabilité du terrain remontent à environ 230 ans, a indiqué un expert à l'AFP. Selon l'Institut supérieur pour la protection et la recherche environnementales (ISPRA), plus d'un million d'Italiens vivent dans des zones classées «à risque élevé ou très élevé» de glissements de terrain.

Articles les plus lus