Nouveaux pourparlers annoncés
Iran et Etats-Unis ont réalisé «des progrès significatifs» à Genève

Après des semaines de manifestations réprimées dans le sang en Iran, la tension est à son comble entre Washington et Téhéran. Notre suivi des événements.
19:48 heures

Iran et Etats-Unis ont réalisé «des progrès significatifs» à Genève

Iraniens et Américains se sont rencontrés pendant environ cinq heures en dialogue indirect à Cologny (GE). Les pourparlers se sont achevés jeudi soir vers 19h30. Le facilitateur omanais parle de «progrès significafs».

«Nous reprendrons bientôt après des consultations dans les capitales respectives», a affirmé sur les réseaux sociaux le ministre omanais des Affaires étrangères Badr al-Busaidi. «Les discussions au niveau technique reprendront la semaine prochaine à Vienne"» a-t-il ajouté remerciant les autorités suisses.

Photo: Anadolu via Getty Images

Le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff ont fait le point dans ce dialogue indirect sur les propositions iraniennes sur le nucléaire. Selon des sources citées par le Wall Street Journal, Washington a exigé la fermeture des sites nucléaires de Fordo, Natanz et Ispahan, laissant le réacteur de Téhéran pour du nucléaire civil.

Les Etats-Unis demandent toujours la fin de l'enrichissement de l'uranium iranien et la livraison de leur stock actuel. Là où Téhéran aurait mis sur la table un moratoire et un déplacement partiel de ses capacités. Et l'Iran répète ne pas vouloir l'arme nucléaire et cherche à obtenir une levée des sanctions. De son côté, le président américain Donald Trump menace de frappes limitées sur ce pays. Ce à quoi Téhéran a répondu par des exercices militaires.

Source: ATS

il y a 59 minutes

L'Iran annonce une nouvelle session de pourparlers avec les Etats-Unis «dans moins d'une semaine»

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué qu'une nouvelle session de discussions avec les Etats-Unis se tiendrait probablement «dans moins d'une semaine», après s'être félicité de «bons progrès» lors de pourparlers jeudi à Saint-Gall.

«Il a (...) été décidé que le prochain cycle de négociations se tiendrait très bientôt, peut-être dans moins d'une semaine», a déclaré Abbas Araghchi à la télévision d'Etat. Des discussions techniques se tiendront au préalable lundi à Vienne en Autriche, a-t-il précisé.

15:30 heures

Les pourparlers Iran-Etats-Unis reprendront jeudi à Genève vers 18h

Les parties américaine et iranienne ont consulté leurs capitales respectives pendant la pause et reprendront leurs pourparlers indirects vers 17H00 GMT à Genève, a annoncé jeudi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Téhéran.

Photo: keystone-sda.ch

«Les deux délégations devaient mener des consultations», a déclaré sur la télévision d'Etat Esmaïl Baghaï, ajoutant que les discussions recommenceraient «entre 17H30 et 18H00 heure locale».

Source: AFP

14:09 heures

Pourparlers Iran/Etats-Unis: pause avant une reprise «plus tard» jeudi, selon le médiateur omanais

L'Iran et les Etats-Unis, réunis jeudi en Suisse pour tenter de trouver un accord et éviter une confrontation militaire, ont marqué une pause après trois heures de pourparlers indirects et les reprendront «plus tard dans la journée», selon le médiateur omanais.

«Nous avons échangé aujourd'hui à Genève des idées créatives et positives, et les négociateurs américains et iraniens ont maintenant suspendu les discussions», a écrit sur X le ministre des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, disant «espérer progresser» à la reprise.

Source: AFP

14:03 heures

A Genève, reprise des pourparlers entre Iran et Etats-Unis pour éviter une guerre

Prélude à un accord ou à la guerre? L'Iran et les Etats-Unis ont démarré jeudi une troisième session de pourparlers indirects en Suisse, ultime tentative pour éviter une confrontation militaire après un déploiement américain massif au Moyen-Orient.

Donald Trump avait lancé le 19 février un ultimatum de «10 à 15 jours» pour décider si un accord avec Téhéran était possible ou s'il allait recourir à la force. Et mercredi, le vice-président JD Vance a conseillé à l'Iran de «prendre au sérieux» les menaces américaines.

Les deux délégations sont arrivées jeudi matin à la résidence de l'ambassadeur d'Oman, pays médiateur, près de Genève, ont constaté des journalistes de l'AFP. Washington veut arracher un accord empêchant notamment l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, une crainte des Occidentaux qui nourrit de longue date le différend avec l'Iran.

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Source: AFP

05:04 heures

A Genève, de nouveaux pourparlers entre Iran et Etats-Unis ce jeudi

L'Iran et les Etats-Unis se retrouvent jeudi pour une troisième session de pourparlers indirects en Suisse, avec pour objectif de sortir du flou actuel «ni guerre ni paix», selon les mots du président iranien. Mais quelques heures avant l'ouverture de ces discussions à Genève, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a fait part d'«un gros problème», accusant Téhéran de refuser de parler de son programme de missiles balistiques – un dossier que souhaite aborder Washington comme la question du nucléaire.

Manifestation à Genève organisée en parallèle des négociations entre les USA et l'Iran, le 17 février 2026.
Photo: keystone-sda.ch

Depuis janvier, chaque partie se dit ouverte au dialogue mais aussi prête à l'action militaire, laissant le champ ouvert à tous les scénarios. Le président américain Donald Trump, qui a envoyé dans le Golfe un dispositif militaire massif, répète qu'il préfère une résolution du différend par la diplomatie, mais a accusé mardi Téhéran d'avoir de «sinistres ambitions nucléaires».

L'Iran a «développé des missiles qui peuvent menacer l'Europe et nos bases» militaires et cherche à en concevoir des plus puissants encore, capables «d'atteindre bientôt les Etats-Unis», a-t-il assuré. «Gros mensonges», a répondu le ministère iranien des Affaires étrangères, alors que l'Iran affirme avoir limité la portée de ses missiles à 2000km. Il dispose d'un large arsenal d'engins conçus localement, notamment des Shahab-3, qui peuvent atteindre Israël, son ennemi juré, et quelques pays d'Europe orientale.

Le sujet est au coeur de la discorde entre les deux pays ennemis: Washington veut inclure le programme de missiles balistiques dans les discussions, mais aussi la question du soutien de Téhéran à des groupes armés hostiles à Israël, ce que l'Iran refuse. La République islamique souhaite en effet limiter les négociations au volet nucléaire et exige la levée des sanctions qui étranglent son économie.

Source: AFP

02:59 heures

Pour la Maison Blanche, il vaudrait «mieux» qu'Israël frappe l'Iran en premier

De hauts conseillers de Donald Trump préféreraient qu’Israël frappe l’Iran en premier, avant toute offensive américaine, selon ​​Politico​​. L'idée, avancée en privé, serait qu’une riposte iranienne contre Israël permettrait de rallier plus facilement l’opinion publique américaine à une intervention des Etats-Unis. Le calcul serait avant tout politique: des sondages montrent qu’une partie des électeurs, notamment républicains, soutiennent un changement de régime à Téhéran, mais rechignent à accepter des pertes américaines.

Photo: IMAGO/ZUMA Press Wire

Malgré la volonté d’Israël d’agir seul, le scénario le plus probable resterait une opération conjointe. Washington a déjà massivement renforcé son dispositif militaire au Moyen-Orient, tandis que la diplomatie tente encore une médiation à Genève. En toile de fond, plusieurs inconnues: le risque d’escalade régionale, la vulnérabilité des bases américaines, l’état des stocks de munitions et la possibilité de frappes ciblant les installations nucléaires, voire les plus hauts responsables iraniens.

Source: Politico

00:56 heures

Rubio affirme que l'Iran «refuse» de parler de son programme balistique et «cela pose problème»

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a déclaré mercredi que l'Iran «refusait» de parler de son programme balistique et que cela posait «un très gros problème» alors que de nouvelles discussions doivent avoir lieu jeudi à Genève.

L'Iran refuse de nous parler des missiles balistiques (...), et c'est un gros problème», a déclaré Marco Rubio.
Photo: AFP

«Le président souhaite des solutions diplomatiques. Il les préfère, il les préfère largement. Je ne qualifierais donc pas la journée de demain autrement que comme une série de discussions, qui, je l'espère, seront productives, mais au final, vous savez, nous devrons discuter d'autres sujets que le seul programme nucléaire», a déclaré marco Rubio lors d'une conférence de presse à Saint-Christophe-et-Niévès.

«Il est également important de rappeler que l'Iran refuse de nous parler des missiles balistiques ou d'en parler à qui que ce soit, et c'est un gros problème», a-t-il dit.

Source: AFP

24.02.2026, 19:55 heures

L'Iran affirme qu'un accord est «à portée de main» avant des pourparlers avec les États-Unis

Photo: keystone-sda.ch

Le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré mardi qu'un accord était «à portée de main», avant une nouvelle session, prévue jeudi, de pourparlers avec les Etats-Unis. L'Iran reprendra ces pourparlers «déterminé à parvenir à un accord juste et équitable – dans les plus brefs délais», a indiqué Abbas Araghchi dans un message publié sur X.

Téhéran et Washington doivent tenir jeudi à Saint-Gall une troisième série de négociations centrées sur le programme nucléaire iranien, après avoir renoué le dialogue le 6 février à Oman. Abbas Araghchi a fait état d'une «opportunité historique de conclure un accord sans précédent qui prenne en compte nos préoccupations et nos intérêts mutuels».

«Un accord est à portée de main, mais seulement si la diplomatie est privilégiée», a-t-il ajouté. Les précédentes discussions entre Téhéran et Washington avaient été stoppées net en juin 2025 par la guerre de 12 jours déclenchée par Israël contre l'Iran, à laquelle s'étaient associés les Etats-Unis.

23.02.2026, 22:36 heures

Trump dément tout désaccord avec son chef d'état-major sur l'Iran

Donald Trump a démenti lundi des articles de presse selon lesquels le chef d'état-major américain Dan Caine l'aurait mis en garde contre une intervention militaire de grande ampleur en Iran.

Photo: keystone-sda.ch

«Le général Caine, comme nous tous, préférerait ne pas voir de guerre mais si une décision était prise d'intervenir militairement contre l'Iran, il est d'avis que ce serait quelque chose qui serait facile à gagner"» a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

22.02.2026, 21:49 heures

Des partis kurdes iraniens en Irak se réunissent contre Téhéran

Plusieurs groupes kurdes iraniens basés en Irak, qui soutiennent le mouvement de contestation contre Téhéran, ont annoncé dimanche la formation d'une coalition politique visant à «renverser la République islamique» et à garantir, à terme, l'autodétermination kurde.

Des factions de l'opposition kurde iranienne, qualifiées de «terroristes» et «séparatistes» par Téhéran, sont basées dans la région autonome du Kurdistan irakien, à la frontière avec l'Iran. Elles ont été à plusieurs reprises la cible de frappes de l'Iran, qui les accuse d'avoir mené des attaques contre ses forces.

Cinq de ces organisations ont décidé d'unir leurs forces afin «d'affirmer (leur) présence au vu du contexte politique actuel en Iran, où le régime de la République islamique a perdu toute légitimité politique mais demeure malheureusement au pouvoir».

Pour soutenir la contestation réprimée dans le sang par les autorités iraniennes en janvier, il faut des «efforts politiques coordonnés et conjoints, sur le terrain, entre les partis politiques kurdes, les organisations de la société civile et d'autres groupes à travers l'Iran», a estimé la coalition dans un communiqué.

Celle-ci, baptisée «Coalition des forces politiques au Kurdistan d'Iran», dit avoir pour objectif principal de «renverser la République islamique d'Iran et assurer l'autodétermination des Kurdes».

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