En période de manifestations
L'Iran a exécuté un homme pour espionnage au profit d'Israël

L'Iran a exécuté mercredi Ali Ardestani, accusé d'espionnage pour le Mossad israélien, en pleine vague de manifestations contre l'inflation et la crise économique, a rapporté l'agence officielle Mizan.
Des manifestations ont débuté le 28 décembre à Téhéran contre l'hyperinflation dans le pays. (image d'archives)
Photo: Getty Images
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AFP Agence France-Presse

Les autorités iraniennes ont procédé mercredi à l'exécution d'un homme reconnu coupable d'espionnage pour le compte d'Israël, a annoncé un média d'Etat, alors que le pays est traversé par des protestations et que les tensions restent élevées entre Téhéran et Israël.

«La peine de mort contre Ali Ardestani pour espionnage au profit du Mossad, service de renseignement et de sécurité israélien, a été appliquée ce matin (mercredi)», a annoncé l'agence Mizan, l'organe de la justice du pays, sans préciser la date de son arrestation ni de son procès.

Plusieurs manifestations

Des manifestations sporadiques contre l'hyperinflation et le marasme économique ont débuté le 28 décembre à Téhéran. Ces rassemblements, initialement contre la vie chère, se sont transformés en un mouvement de contestation désormais politique étendu au reste du pays. Des médias iraniens ont rapporté ces derniers jours des arrestations de personnes présentées comme appartenant au Mossad, le service des renseignements extérieurs israéliens.

Le pouvoir judiciaire n'a toutefois fait aucun lien entre cette exécution et les manifestations en cours. L'Iran, qui ne reconnaît pas Israël, l'accuse depuis longtemps de mener des opérations de sabotage contre ses installations nucléaires et d'assassiner ses scientifiques.

Netanyahu, solidaire avec le peuple iranien?

Le Mossad avait appelé en persan, sur le réseau social X, les protestataires à intensifier leur mobilisation, affirmant être présent avec eux «sur le terrain». Lundi, l'Iran a accusé Israël de chercher à «saper l'unité nationale» après les déclarations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui s'est dit «solidaire du combat» du peuple iranien, en référence au mouvement de contestation.

L'Iran et Israël se sont livrés au printemps dernier à une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël le 13 juin contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien ainsi que des zones habitées. 

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