L'OMS s'inquiète
La saison des pluies à Gaza augmente les risques sanitaires

L'OMS alerte sur une crise sanitaire imminente à Gaza: la contamination de l'eau a triplé entre janvier et août 2026, aggravant les maladies hydriques avant la saison des pluies.
Un garçon sous la pluie à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 14 novembre 2023. (Image d'illustration)
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

L'approche de la saison des pluies fait craindre une aggravation des risques sanitaires dans la bande de Gaza, où la majorité de la population vit toujours dans des conditions précaires, a alerté mardi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

«Alors que nous ne parvenons toujours pas à fournir aux populations les quantités minimales d'eau nécessaires, la qualité de l'eau et sa contamination restent un problème majeur», a déclaré, depuis Gaza, à la presse à Genève Reinhilde Van de Weerdt, représentante de l'OMS pour le territoire palestinien occupé. Entre janvier et août de cette année, avec plus de 6700 échantillons d'eau analysés, la contamination microbiologique a presque triplé, passant de moins de 6% en janvier à plus de 18% en août, selon l'OMS.

Cela a entraîné «une hausse significative des cas de diarrhée aqueuse aiguë au cours de la même période: leur nombre a presque doublé, passant d'environ 27'000 en mars à plus de 48'000 en août», a déclaré Reinhilde Van de Weerdt. Aujourd'hui «la saison des pluies et l'hiver approchent à grands pas. La grande majorité des habitants de Gaza vit toujours dans des sites extrêmement surpeuplés, sous des tentes précaires», avec «des monticules de déchets atteignant plusieurs mètres de haut», a-t-elle encore alerté.

Et selon elle, les pluies qui approchent entraîneront l'inondation des sites surpeuplés, et les eaux usées, les déchets et l'eau contaminée «se répandront dans les espaces mêmes où les habitants dorment, cuisinent et s'occupent de leurs enfants», aggravant le risque de maladies hydriques. Nuisibles, moustiques, moisissures et bactéries risquent ainsi de se développer, alors que le système de santé de Gaza, déjà soumis à de fortes pressions, n'est pas en mesure de faire face à de nouvelles poussées de maladies.

«Médicaments et fournitures essentiels»

«Nous avons un besoin urgent de davantage d'abris permanents, d'un approvisionnement durable en eau – tant en quantité qu'en qualité – et de systèmes de gestion des déchets», ainsi que de fournitures de laboratoire pour confirmer rapidement les causes de maladies, a souligné la responsable. Or, souligne-t-elle, des fournitures essentielles de laboratoire et de diagnostic, notamment des réactifs nécessaires aux analyses, ne sont toujours pas autorisées à entrer. L'OMS réclame donc aux autorités israéliennes d'"autoriser l'entrée sans entrave et accélérée, à grande échelle, des médicaments et fournitures essentiels».


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