Vinted, Leboncoin...
Revente des objets pillés: les plateformes vont aider l'Etat

Le gouvernement a annoncé le 20 octobre que les plateformes comme Vinted et Leboncoin renforceront leur coopération avec les autorités pour identifier les articles issus des pillages du 17 octobre et limiter leur revente.
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Vinted, Leboncoin et eBay vont collaborer avec les autorités françaises contre le recel.
Photo: Dukas
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AFP Agence France-Presse

Les sites de revente entre particuliers comme Vinted, Leboncoin ou eBay, sur lesquels «un nombre important d'articles volés ont été identifiés» se sont engagés à collaborer avec les autorités nationales pour «identifier et signaler» ces contenus, a annoncé mardi le gouvernement.

Au lendemain des pillages de commerces lors des manifestations du 17 octobre, des annonces suspectes ont fleuri sur ces plateformes, poussant le gouvernement à les convoquer pour faire cesser ces infractions.

Quatre engagements pris

Vinted, Amazon, eBay, Leboncoin, Meta, TikTok, mais aussi l'Alliance française des places de marché et la Fédération de l'e-commerce (Fevad) se sont réunies lundi soir avec le ministre du Commerce Serge Papin et la ministre déléguée chargée du Numérique Anne Le Hénanff.

Des représentants du ministère de l'Intérieur et de la Justice étaient également présents. Les plateformes ont pris quatre engagements, a déclaré mardi le gouvernement via un communiqué de presse.

Tout d'abord, «renforcer leur coopération avec les autorités nationales pour identifier et signaler les contenus potentiellement illicites, transmettre les signalements aux services enquêteurs et partager avec eux toute donnée utile à l'identification des receleurs».

Elles doivent également mettre en place «une veille renforcée» et «intensifier la modération pour détecter les annonces susceptibles de concerner des produits issus de pillages (prix anormalement bas, lots de produits neufs, présence d'antivols ou mention explicite du vol)».

«Cette vigilance doit également couvrir les demandes d'achat», a averti le gouvernement, qui a indiqué que les plateformes sont tenues de «signaler aux consommateurs les risques et les sanctions encourus en cas de recel».

Et enfin, ces sites de vente en ligne devront «transmettre régulièrement aux autorités un bilan chiffré des actions de retrait des annonces problématiques, des mesures mises en oeuvre, ainsi que des signalements transmis aux autorités, avec un premier retour attendu sous 48 heures».

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