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Braquage au Louvre:Voici les pièces maîtresses de la Galerie d'Apollon

Des objets mythiques
Ce que l'on sait du butin emporté (ou non) par les braqueurs du Louvre

Braquage spectaculaire au Louvre! Des voleurs ont dérobé plusieurs bijoux inestimables dans la Galerie d’Apollon. Parmi les pièces volées figurent des joyaux ayant appartenu à Napoléon Bonaparte et à l’impératrice Joséphine.
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Il n'a fallu que quelques minutes aux voleurs pour dérober neuf bijoux d'une valeur inestimable.
Photo: Screenshots

Figée dans le musée parisien du Louvre, la Gallerie d'Apollon regorge d'objets d’une valeur inestimable. Dimanche 19 octobre, des voleurs sont parvenus à dérober plusieurs pièces lors d’un braquage spectaculaire mené en quelques minutes à peine. Blick fait le point sur ce butin hors du commun.

Que renferme cette salle emblématique?

La Galerie d’Apollon abrite les derniers vestiges des joyaux de la Couronne française. La Troisième République avait vendu la majeur partie de ces trésors en 1887, craignant qu’ils ne servent à un éventuel coup d’Etat. Couronnes, sceptres, diadèmes et bijoux se sont alors dispersés dans des collections à travers le monde. Avant de prendre leurs quartier dans le musée le plus célèbre de France, pour ne pas dire du monde.

De nombreux diamants sont en outre exposés dans cette galerie, à l'instar du Régent et du Sancy. La rubis spinelle dit «Côte-de-Bretagne», taillé en forme de dragon, constitue une autre attraction majeur de la salle.

Découvert en Inde, le Régent est lui arrivé en France en 1717 et il a été pendant longtemps considéré comme l’un des plus gros diamants du monde. Lors de l’invasion allemande en 1940, il a été caché derrière une dalle de pierre au château de Chambord avant de retrouver sa place au Louvre à la fin de la guerre. Beaucoup le décrivent comme le diamant le plus pur et le plus beau jamais taillé.

La galerie abrite également la couronne de l’impératrice Eugénie (1826–1920), commandée par son époux Napoléon III à l’occasion de l’Exposition universelle de 1855. Une véritable merveille faite d'or est sertie de plus de 1350 diamants et 56 émeraudes. Autre pièce-maîtresse exposée dans la Galerie d'Apollon: le diadème de l’impératrice Marie-Louise (1791–1847), offerte par l'empereur Napoléon Ier lors de leur mariage.

Qu'est-ce qui a été volé?

Selon «Le Parisien», le butin comprend plusieurs joyaux d’une valeur historique exceptionnelle ayant appartenu à Napoléon Bonaparte et à l’impératrice Joséphine. D’après le ministère de la Culture, les voleurs sont parvenus à s’emparer de huit pièces sur les vingt-trois que compte la collection. Parmi elles, la couronne de l’impératrice Eugénie, retrouvée endommagée à proximité du musée.

Les objets dérobés incluent également le diadème de l’impératrice Eugénie, le collier et les boucles d’oreilles en émeraudes de la parure de l’impératrice Marie-Louise, ainsi que le collier et les boucles d’oreilles en saphirs de la parure de la reine Marie-Amélie. Ont aussi disparu un diadème ayant appartenu à cette dernière, la broche de diamant et la grande boucle du corsage de l'impératrice Eugénie.

Que reste-t-il?

Les médias français indiquent que le Régent, joyau de 140 carats estimé à 60 millions de dollars, n’a pas été volé. De même, le Sancy, diamant de 55 carats qui ornait autrefois la couronne du roi Louis XV, demeure en sécurité dans le musée. Il en va de même pour le diamant Hortensia, porté notamment par Louis XIV, le Roi-Soleil.

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