Chez les alliés de Trump
Marco Rubio en tournée en Amérique latine la semaine prochaine

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio entame la semaine prochaine un périple stratégique en Colombie, en Équateur et au Pérou. Ce sont trois capitales désormais tenues par des présidents alignés sur Donald Trump.
La tournée de Marco Rubio en Colombie, en Equateur et au Pérou de mardi à jeudi s'inscrit dans le sillage d'une vague conservatrice en Amérique latine.
Photo: keystone-sda.ch

En bref

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  • Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, effectuera une tournée en Amérique latine du mardi 8 au jeudi 10 septembre, visitant la Colombie, l'Équateur et le Pérou. Cette visite vise à renforcer les relations avec des gouvernements récemment élus, proches de Donald Trump.
  • L'objectif principal est de «renforcer la lutte contre le narcoterrorisme» et d’approfondir les relations commerciales. En Colombie, Rubio discutera aussi de la reconstruction après le séisme du 10 août ayant causé plus de 330 morts.
  • La Colombie, premier producteur de cocaïne au monde, est désormais membre du «Bouclier des Amériques», une coalition anti-drogue dirigée par les États-Unis. Washington a récemment signé un accord pour contrôler plus de 65 milliards de barils de pétrole vénézuélien.
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AFP Agence France-Presse

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, se rendra la semaine prochaine en tournée en Amérique latine. Il visitera des pays qui ont récemment élu des présidents proches de Donald Trump, dont la Colombie, a annoncé vendredi le département d'Etat.

La tournée du plus haut diplomate américain en Colombie, en Equateur et au Pérou de mardi à jeudi s'inscrit dans le sillage d'une vague conservatrice en Amérique latine ayant porté au pouvoir des dirigeants de droite proches du président américain dont Abelardo de la Espriella en Colombie et Keiko Fujimori au Pérou.

Cette tournée en Amérique latine

L'objectif affiché de ce déplacement, où il rencontrera aussi le président équatorien Daniel Noboa: «apporter le soutien des Etats-Unis», «renforcer la coopération dans la lutte commune contre le narcoterrorisme» et «approfondir les relations commerciales», selon le porte-parole du département d'Etat, Tommy Pigott, dans un communiqué.

Washington affiche clairement sa volonté d'hégémonie sur le continent sud-américain, au nom de la «doctrine Donroe», une contraction du prénom de Donald Trump et du nom de James Monroe, le cinquième président américain qui avait, il y a plus de deux siècles, désigné l'Amérique latine comme la chasse gardée des Etats-Unis.

Cette tournée en Amérique latine surviendra d'ailleurs quelques jours après que les Etats-Unis ont conclu, sept mois après la capture de Nicolas Maduro, un accord qui verrait Washington prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves de pétrole du Venezuela.

Séisme

En Colombie, Marco Rubio évoquera la reconstruction après le séisme qui a frappé le sud-ouest du pays le 10 août et fait plus de 330 morts, détruisant écoles, hôpitaux et immeubles d'habitation, selon le porte-parole du département d'Etat.

Washington, qui entretenait des relations exécrables avec l'ancien président de gauche colombien Gustavo Petro, se réjouit en revanche de l'arrivée de son successeur, Abelardo de la Espriella, proche allié du président américain. Depuis son investiture le 7 août, le président de droite dure a imposé une ligne intransigeante dans la lutte contre les groupes armés, avec le soutien des Etats-Unis.

La Colombie connaît une nouvelle vague de violences, attisées par la confrontation entre des guérillas et des cartels qui se disputent le contrôle des routes du narcotrafic dans ce pays, le premier producteur mondial de cocaïne. La Colombie a aussi intégré le «Bouclier des Amériques», la coalition de pays dirigée par Trump pour lutter contre le trafic de drogue dans la région.

«Réussite extraordinaire»

Le chef de la diplomatie américaine se rendra ensuite en Equateur. Washington et Quito mènent des opérations contre des bateaux liés selon eux au groupe criminel Los Choneros, impliqué dans le trafic de drogue en Equateur.

Il y a un an, le gouvernement américain a lancé une campagne de frappes aériennes contre des embarcations soupçonnées d'être utilisées pour le trafic de drogue dans les Caraïbes et dans le Pacifique oriental, qui a fait plus de 200 morts. Dernière étape: le Pérou, qui est dirigé depuis fin juillet par la présidente de droite Keiko Fujimori, alignée sur la politique du président américain.

Fin juillet, Marco Rubio s'était félicité de cette vague conservatrice pro-américaine en Amérique latine parlant d'«une réussite extraordinaire». Du côté de la gauche, il ne reste plus que deux puissances régionales, le Mexique et le Brésil, ainsi que le rival historique des Etats-Unis, Cuba, qui est plongée dans une grave crise économique.

La Havane a perdu en janvier son principal allié, le président vénézuélien Nicolas Maduro. Depuis, Caracas coopère avec les Etats-Unis, et Washington met une pression maximale sur La Havane à coups de sanctions et d'embargo pétrolier.

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