Mme Schraner Burgener avait parlé à Mohib Ullah il y a deux semaines. Elle a déploré sur les réseaux sociaux qu'il ne puisse rentrer chez lui, dans l'Etat birman de Rakhine, d'où près d'un million de Rohingyas ont fui ces dernières années en raison des violences que certains acteurs onusiens considèrent comme un possible génocide.
Il faut donner à cette minorité musulmane «une plateforme» pour qu'elle soit entendue par la communauté internationale, affirme l'émissaire qui doit quitter son mandat dans les prochaines semaines. Jeudi, le frère de Mohib Ullah avait affirmé que la victime avait reçu des menaces d'un groupe extrémiste rohingya en raison de son activisme pacifique.
Selon lui, plusieurs membres de l'Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA) sont responsables de ce décès. La police a elle affirmé qu'au moins quatre assaillants non identifiés ont abattu de trois balles au moins le dirigeant rohingya alors qu'il discutait avec plusieurs chefs communautaires devant son bureau.
(ATS)