La droite brésilienne s'inspire du Salvador
Bolsonaro salue le modèle de Bukele

A deux mois de la présidentielle face à Lula, Bolsonaro dégaine la méthode forte. Inspiré par le régime de Nayib Bukele au Salvador, le candidat de droite promet d'en finir avec le «laxisme» et de créer 500'000 places de prison pour mater la criminalité au Brésil.
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Le candidat de droite à la présidence brésilienne Flávio Bolsonaro a qualifié dimanche le modèle de lutte contre le crime au Salvador d'«inspirant».
Photo: keystone-sda.ch

Le candidat de droite à la présidence brésilienne Flávio Bolsonaro a qualifié dimanche le modèle de lutte contre le crime au Salvador d'«inspirant», lors d'une réunion avec un ministre de ce pays d'Amérique centrale dirigé par le conservateur et allié de Donald Trump, Nayib Bukele.

A moins de deux mois des élections présidentielles qui le verront affronter le président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, le fils de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2018-2022) fait de l'insécurité l'un des principaux thèmes de sa campagne.

Après sa rencontre à São Paulo avec Gustavo Villatoro, le ministre salvadorien en charge de la Sécurité, Flavio Bolsonaro s'est dit «inspiré» par la méthode Bukele, qu'il espère transposer au Brésil: ainsi, «nous pourrions mettre en oeuvre un plan très efficace et ferme pour défendre les citoyens, les victimes, et non les délinquants comme le fait le gouvernement actuel», a-t-il expliqué.

Nayib Bukele est devenu très populaire au Salvador en réduisant le nombre d'homicides à son minimum historique. Plusieurs gouvernements de droite en Amérique latine cherchent à l'imiter.

Le dirigeant, qui gouverne le Salvador depuis 2019 et postule à un troisième mandat présidentiel, est parvenu «à restaurer efficacement la souveraineté et la sécurité publique», a ajouté Bolsonaro.

Gustavo Villatoro se trouve à São Paulo pour participer lundi à un forum sur la sécurité organisé par une association industrielle.

L'administration Bukele est critiquée par les organisations de défense des droits humains car elle repose sur l'état d'urgence, en vertu duquel près de 100'000 personnes accusées d'appartenir à des gangs ou de complicité ont été détenues sans mandat.

«Il n'y a pas assez de prisonniers au Brésil, il en faut davantage. La seule raison pour laquelle il n'y en a pas plus est que la loi est trop laxiste. C'est pourquoi nous allons créer plus d'un demi-million de places de prison», a prédit Bolsonaro.

Le premier tour de l'élection présidentielle aura lieu le 4 octobre. Selon les sondages, le candidat de gauche Lula devance légèrement Flávio Bolsonaro.

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