Capture d’écran 2026-07-26 à 08.43.11.png
0:26
Au moins un mort et 16 blessés:Les images de la voiture qui a foncé dans la foule à la gay pride de Berlin

Attentat à la Pride
Après Berlin, le milieu LGBTQ suisse réfléchit à des mesures sécuritaires

Une voiture a foncé dans la foule venue assister à la gay pride, samedi soir à Berlin, faisant un mort et 29 blessés, dont trois au pronostic vital engagé. L'auteur présumé des faits, Abdul B., a été abattu par la police.
1/4
La police de Berlin vient de publier cette photo du suspect de l'attaque de Berlin.
Photo: Polizei Berlin
Mattia Jutzeler

De terribles nouvelles sont tombées de Berlin samedi soir. Une camionnette a foncé dans la foule rassemblée pour la Christopher Street Day (CSD) – journée de célébration de la communauté LGBTQUIA+ – dans le célèbre parc du Tiergarten. Une femme a perdu la vie et seize personnes ont été blessées, dont trois se trouvent toujours dans un état critique.

Peu avant 2h30 du matin, dimanche, la police berlinoise a annoncé avoir identifié un suspect. Selon le quotidien «Bild», il s'agirait d'Abdul B., 21 ans. Le jeune homme, déjà connu des services de police, est considéré par les forces de l'ordre comme proche du «milieu islamiste». Il aurait de la famille à Berlin et avait été libéré d'un centre de détention pour mineurs en mai 2026, des informations rapportées par la chaîne NTV, qui cite l'agence de presse allemande DPA.

«Nous recherchons activement cette personne, mais elle n'a pas encore été interpellée», a déclaré dans la nuit de samedi à dimanche le porte-parole de la police chargé de l'enquête. Les forces de l'ordre ont déployé des hélicoptères ainsi que des drones équipés de caméras thermiques afin de retrouver le suspect et de recueillir des témoignages. Un avis de recherche accompagné de sa photographie a également été diffusé.

Le suspect y est décrit comme suit:

  • corpulence mince
  • environ 1,90 m
  • cheveux noirs
  • sweat à capuche noir et pantalon blanc

La police appelle la population à ne surtout pas l'approcher. « Il est potentiellement armé et dangereux », préviennent les autorités.

Contenu tiers
Souhaitez-vous voir ces contributions externes (par exemple Instagram, X et d'autres plateformes) ? Si vous acceptez, des cookies peuvent être installés et des données peuvent être transmises à des fournisseurs externes. Cela permet l'affichage de contenus externes et de publicités personnalisées. Votre décision s'applique à l'ensemble de l'application et peut être révoquée à tout moment dans les paramètres.

Une deuxième phase des faits est à l'étude

Les enquêteurs examinent également l'hypothèse d'une «seconde phase» d'attaques. Plusieurs témoins affirment avoir vu, après l'incident de la voiture folle au Tiergarten, des personnes gisant au sol ou présentant des blessures par arme blanche. Le journal «Berliner Zeitung» évoque même l'utilisation d'une machette. A ce stade, toutefois, rien ne permet encore de confirmer que le suspect ait effectivement agressé des victimes avec une arme blanche.

Les circonstances exactes et les motivations de l'attaque restent par ailleurs à déterminer. Les enquêteurs cherchent notamment à savoir si le suspect a agi seul ou s'il a bénéficié de complices.

Une autre question demeure sans réponse : comment le véhicule a-t-il pu pénétrer dans le Tiergarten? Selon la police, plus de 250 dispositifs de protection destinés à empêcher tout accès non autorisé avaient été installés autour du site de la manifestation. «En principe, aucun véhicule n'aurait dû pouvoir entrer», a déclaré un porte-parole de la police au journal «Die Welt».

Perquisition à Schöneberg

Dans la nuit de samedi à dimanche, les forces de l'ordre ont tenté d'interpeller le suspect à son domicile. Toujours d'après «Die Welt», une perquisition a été menée sur les coups d'une heure du matin par des unités spéciales dans le quartier berlinois de Schöneberg. Au cours de l'intervention, une forte détonation aurait été entendue et plusieurs policiers lourdement équipés auraient été aperçus en train de pénétrer dans un appartement.

Un habitant de l'immeuble a indiqué à «Die Welt» qu'Abdul B. y vivait avec sa mère et plusieurs de ses frères et sœurs. Les policiers n'y auraient cependant trouvé personne et l'opération n'aurait donné lieu à aucune interpellation.

Le suspect déjà condamné

De nouveaux éléments concernant Abdul B. ont été révélés. Selon le journal Bild, le jeune homme de 21 ans a été condamné en mai 2026 par le tribunal de district de Tiergarten à un an et dix mois de prison. Il était reconnu coupable d'avoir préparé un acte de violence grave mettant en danger l'Etat. Le parquet, qui avait requis une peine de deux ans et dix mois de prison, a fait appel du jugement.

Selon les sites du magazine «Der Spiegel» et du quotidien «Bild», Abdul B. avait tenté de rejoindre l'EI en Syrie en 2025 mais avait été arrêté au Liban, avant d'être renvoyé en Allemagne. Après sa remise en liberté, il aurait été placé sous contrôle judiciaire, voire en liberté conditionnelle. A la suite de sa condamnation, il a également fait l'objet d'une surveillance policière pendant un certain temps.

Le terroriste présumé devait par ailleurs suivre un programme de déradicalisation. Cette obligation faisait apparemment suite à des publications sur les réseaux sociaux dans lesquelles il aurait exprimé son soutien à un groupe terroriste.

Articles les plus lus