Chute d'un baron de l'ancien régime
La Syrie dit avoir tué un commandant de l'ère Assad lors d'une tentative d'arrestation

Dimanche, les forces de sécurité ont abattu Firas Abdul Karim Hammoud, un haut commandant des forces spéciales de l'ancien régime de Bachar al-Assad, retranché dans la province côtière de Tartous. Il a ouvert le feu sur les agents venus l'arrêter avant d'être tué.
Les autorités syriennes ont annoncé dimanche avoir tué un commandant ayant servi du temps du président Bachar al-Assad.
Photo: IMAGO/Le Pictorium

Les autorités syriennes ont annoncé dimanche avoir tué un commandant ayant servi du temps du président Bachar al-Assad, après qu'il a ouvert le feu sur les forces de sécurité venues l'arrêter dans l'ouest du pays.

Firas Abdul Karim Hammoud, commandant des forces spéciales de la 25e division, a été «neutralisé (...) à l'issue d'un affrontement armé et d'une opération de perquisition de sa planque dans la ville de Safita», dans la province de Tartous, ont indiqué les forces de sécurité dans un communiqué.

Comme lors d'une précédente tentative d'arrestation, il a ouvert le feu sur les membres des forces de sécurité, qui ont riposté, ont-elles précisé.

Depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, les autorités ont arrêté des dizaines de responsables de sécurité et leurs procès ont débuté en avril.

Hammoud est accusé d'avoir oeuvré sous les ordres du général Ghiath Dalla, à la tête de groupes pro-Assad sur la côte après fin 2024. Il est également accusé d'avoir pris part à des «opérations d'insurrection armée» contre des institutions de l'Etat, ayant coûté la vie à des membres des forces de sécurité.

Ghiath Dalla avait annoncé l'année dernière la création d'un «Conseil militaire pour la libération de la Syrie», opposée au gouvernement.

Peu de temps après, des violences meurtrières ciblant la minorité alaouite, à laquelle appartient Bachar al-Assad, ont éclaté sur la côte syrienne en mars 2025. Les autorités ont accusé les partisans de l'ancien président d'attiser la violence en attaquant les forces de sécurité.

Les massacres avaient fait plus de 1'700 morts, essentiellement des alaouites, après les affrontements entre forces de sécurité et partisans de l'ex-président, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Une commission nationale d'enquête avait recensé au moins 1'426 morts, pour la plupart des civils.

La communauté alaouite a été visée par des violences à plusieurs reprises depuis la chute de Bachar al-Assad.

Malgré les assurances des autorités islamistes ayant pris le pouvoir fin 2024 et selon lesquelles toutes les communautés seront protégées, les minorités syriennes restent méfiantes quant à leur avenir.

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