En bref
- La police allemande recherche Daniel V., suspecté d'avoir saboté plusieurs infrastructures électriques en Allemagne, notamment à Jänschwalde, Bergheim et Dormagen. L'homme, âgé de 48 ans, aurait revendiqué ses actes dans des lettres envoyées aux médias.
- Selon les enquêteurs, Daniel V. aurait utilisé des pétards pour provoquer des courts-circuits. Il justifie ses actions par des convictions écologistes et politiques, dénonçant les combustibles fossiles et le «génocide en Palestine».
- Les attaques contre les infrastructures énergétiques allemandes se multiplient. Le 3 janvier 2026, un incendie revendiqué par «Vulkangruppe» avait privé d'électricité plus de 100'000 personnes à Berlin.
La police allemande recherche un homme ayant revendiqué plusieurs actes de sabotage sur le réseau électrique allemand commis ces derniers jours, affirmant avoir agi seul, écrivent vendredi plusieurs médias majeurs. Cette série d'attaques présumées a encore accentué le climat de vigilance vis-à-vis des infrastructures critiques du pays, qui ne fait que progresser depuis l'invasion russe de l'Ukraine et les actes de sabotage et d'espionnage dont Berlin accuse Moscou.
Le saboteur présumé, désigné comme Daniel V., est recherché en tant qu'auteur présumé d'une lettre de revendication établissant un lien entre les différentes attaques, écrit «Bild». Selon le tabloïd, la police a pris d'assaut sa maison vendredi midi mais il ne s'y trouvait pas. Ce médecin de formation pourrait se déplacer à bord d'un camion utilitaire jaune et rouge, affirme la même source.
Selon le magazine «Focus», Daniel V. est un homme de 48 ans originaire d'une petite ville de l'ouest du pays, dans une région où deux postes électriques ont été ciblés, à Bergheim et Dormagen. Le premier incident, visant un site qui distribue l'électricité provenant d'une centrale au charbon, s'est déroulé tôt mardi à l'autre bout du pays, à Jänschwalde, dans le Brandebourg (est).
Attaques répétées
Selon «Focus», l'auteur putatif de ces attaques a envoyé aux médias au moins deux lettres de revendication, expliquant en détail comment, en provoquant des courts-circuits, il aurait mis hors service une série d'installations électriques, citant notamment les deux premiers lieux (Jänschwalde et Bergheim) et en annonçant d'autres, dont Dormagen.
«Les combustibles fossiles sont un crime, qui entraînent des souffrances infinies», écrit Daniel V. qui affirme avoir agi seul. Il cite aussi le «génocide en Palestine» comme motivation pour entraver la production d'armements allemande, source d'exportation vers Israël. Les deux lettres sont jugées authentiques par les enquêteurs du Brandebourg, affirme «Focus», pour qui l'auteur présumé aurait utilisé des pétards de réveillon pour projeter des fils par-dessus les lignes électriques dans le but de provoquer des courts-circuits et des pannes de courant.
Ces derniers mois, l'Allemagne a été confrontée à des attaques répétées contre ses infrastructures énergétiques, certaines ayant été revendiquées par des militants d'extrême gauche. Le 3 janvier, l'incendie criminel d'une installation électrique revendiqué par le groupe «Vulkangruppe» («le groupe Volcan») avait plongé dans le noir plus de 100'000 personnes à Berlin. Soutien majeur de l'Ukraine face à l'invasion russe, l'Allemagne est également visée par des actes de sabotage qu'elle attribue à Moscou, ce que le Kremlin réfute catégoriquement.