Pour les Français, l’accord réussi entre un plat et une boisson porte un nom élégant: le mariage. Deux éléments différents qui, ensemble, créent une nouvelle union et dépassent chacun leur propre expression.
Les chances de réussir un bon accord augmentent lorsque l’on connaît le caractère des deux partenaires. Comme les mets, les vins peuvent se diviser en deux grandes catégories: les profils souples et les profils structurés.
Asperges et silvaner
Ces opposés s’attirent souvent et fonctionnent très bien ensemble. L’asperge, par exemple, possède une structure marquée et une légère amertume. Un silvaner plus souple permet alors d’équilibrer l’ensemble, parfois avec une petite touche de douceur résiduelle.
Certains vins, en revanche, se comportent comme de véritables divas. Impossible pour les plats de rivaliser avec eux. Ils imposent leur personnalité et écrasent tout sur leur passage, qu’il s’agisse d’une saucisse, d’un chou-fleur ou même d’herbes fraîches.
La qualité des défauts
Les meilleurs compagnons de table sont souvent des vins imparfaits. Certains manquent un peu de rondeur, d’autres affichent une forte acidité ou des tanins très présents qui assèchent la bouche. Un plat bien choisi peut alors rééquilibrer le tout et créer une harmonie particulièrement réussie.
Les favoris
Les vins mousseux secs, les blancs comme le Riesling ou le Chardonnay, ainsi que des rouges peu tanniques et fruités comme le Barbera, le Gamay, le Vernatsch ou le Garnacha accompagnent particulièrement bien les plats amers, salés ou sucrés.
A l’inverse, certaines associations sont vouées à l’échec. Les mauvais accords apparaissent souvent lorsque des saveurs similaires ou trop agressives se confrontent: l’acidité avec l’amertume, l’amer avec l’amer ou encore le salé avec le très salé.