Le basketteur français Wembanyama «horrifié» par les meurtres de l'ICE
Le joueur français de la NBA Victor Wembanyama s'est dit mardi «horrifié» par la mort de deux citoyens américains, tués à Minneapolis (nord) par des tirs d'agents fédéraux en marge des opérations anti-immigration lancée par Donald Trump.
«Je vois les informations et suis horrifié», a répondu le pivot des San Antonio Spurs, interrogé en marge de l'entraînement de son équipe. Il a jugé «dingue que des personnes tentent de faire comme si assassiner des civils était quelque chose d'acceptable», alors que certains dans le gouvernement américain ont défendu les agents concernés.
Wembanyama mesure ses propos
La star française s'est cependant montrée prudente: «Dire tout ce que j'ai en tête aurait un coût trop élevé pour moi actuellement, je ne préfère donc pas entrer dans les détails.» «Je suis un étranger qui vit dans ce pays, je suis inquiet, c'est certain», a ajouté Victor Wembanyama, qui a assuré que cela expliquait en partie son hésitation à s'exprimer plus avant sur le sujet.
En pointe lors des manifestations «Black Lives Matter» durant le premier mandat de Donald Trump, le monde de la NBA s'était d'abord montré plutôt discret sur la situation à Minneapolis, ne réagissant quasiment pas après le décès le 7 janvier d'une première Américaine à Minneapolis, Renee Good, 37 ans, tuée par les tirs d'un agent fédéral.
Mais le décès samedi d'Alex Pretti, également tué par des tirs d'agents fédéraux et dont des vidéos de la mort ont été largement partagées sur les réseaux sociaux, a suscité la réaction de plusieurs joueurs majeurs, à l'image du meneur des Indiana Pacers, Tyrese Haliburton, pour lequel cet infirmier de 37 ans «a été assassiné».
Source: AFP
L'Equateur affirme qu'un agent de la police américaine de l'immigration a tenté d'entrer dans son consulat de Minneapolis
Le ministère des Affaires étrangères de l'Equateur a dénoncé mardi une tentative d'incursion d'un agent de la police américaine de l'immigration dans son consulat à Minneapolis, sur fond de tensions autour des descentes ordonnées par l'administration Trump.
Le gouvernement de Daniel Noboa, l'un des plus proches alliés de Washington en Amérique latine, a adressé une note de protestation à l'ambassade des Etats-Unis à Quito à propos de cet événement, a indiqué le ministère dans un communiqué. Des fonctionnaires du consulat «ont empêché l'entrée de l'officier» de l'ICE mardi matin pour protéger «les Équatoriens qui se trouvaient alors dans le siège consulaire», a-t-il précisé.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent un homme au visage dissimulé tenter de pénétrer dans le bâtiment, tandis qu'un fonctionnaire l'avertit qu'il n'y est pas autorisé. Le ministère demande à ce que «des actes de cette nature ne se reproduisent dans aucun des bureaux consulaires de l'Equateur aux Etats-Unis».
La semaine dernière, une photo montrant un enfant équatorien de 5 ans apeuré, escorté par un agent de l'ICE qui le tenait par son sac à dos Spiderman, a fait le tour du monde et attisé les protestations. Un juge a temporairement bloqué l'expulsion hors des Etats-Unis du jeune garçon arrêté avec son père, «jusqu'à nouvel ordre».
Source: AFP
Des agents de l'ICE viendront en mission aux JO en Italie
Des agents de la police américaine de l'immigration (ICE) viendront en mission en Italie pour les Jeux olympiques d'hiver (6-22 février), a indiqué mardi un porte-parole à l'AFP.
«Aux Jeux olympiques, le service de sécurité intérieure (HSI) de l'ICE soutiendra le Service de sécurité diplomatique du département d'Etat américain, ainsi que le pays hôte, afin d'évaluer et d'atténuer les risques liés aux organisations criminelles transnationales», a déclaré l'agence dans un communiqué.
Source: AFP
Le gouverneur démocrate de Californie lance une enquête sur TikTok
Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, a annoncé lundi qu'il lançait une enquête sur TikTok après des plaintes d'utilisateurs affirmant que l'application avait censuré des contenus critiquant Donald Trump en lien avec les incidents survenus à Minneapolis où un infirmier de 37 ans a été tué par la police.
TikTok, qui compte 200 millions d'utilisateurs aux États-Unis, est désormais sous contrôle américain. Des utilisateurs de l'application qui tentaient ce week-end de poster des vidéos sur la mort d'Alex Pretti se sont heurtés à des difficultés comme l'impossibilité de publier, un nombre de vues inférieur aux attentes ou des vidéos soumises à une modération.
Le journaliste spécialisé David Leavitt a écrit sur son compte X que «TikTok a commencé à censurer les contenus anti-Trump et anti-ICE», la police anti-immigration. Pour appuyer ses accusations, il a partagé une capture d'écran de vidéos sur son profil qui avaient été signalées comme «non éligible à la recommandation». Il s'agit de vidéos montrant des manifestants ou Donald Trump. Cette publication a cumulé plus de deux millions de vues.
L'artiste Billie Eilish a également publié un message sur Instagram affirmant que TikTok censurait les contenus liés à l'ICE. Dans une story Instagram publiée lundi, Eilish a écrit: «TikTok fait taire les gens, au fait...»
Source: ATS
La presse affirme que le boss de l'ICE a été démis de ses fonctions, le gouvernement dément
La presse américaine avance que le chef de la police aux frontières, Gregory Bovino, l'un des symboles de la lutte acharnée menée par Donald Trump contre les migrants clandestins, a été démis de ses fonctions de «commandant itinérant». Le gouvernement américain a démenti lundi ces informations.
Gregory Bovino «n'a PAS été relevé de ses fonctions», a assuré sur X la porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure, Tricia McLaughlin, affirmant que le responsable était «un membre clé de l'équipe du président et un grand Américain». Le magazine américain «The Atlantic» avait plus tôt rapporté que Bovino avait été démis de ses fonctions de chef de la police aux frontières et allait retrouver son ancien poste en Californie, où il devrait prochainement prendre sa retraite.
Figure de la politique antimigrants du gouvernement, Gregory Bovino avait provoqué l'indignation de l'opposition démocrate en défendant les méthodes de ses policiers après la mort de deux citoyens américains, tués par des agents fédéraux à Minneapolis (nord).
Il avait notamment soutenu dimanche sur CNN que «les victimes, ce sont les agents», tout en vantant «la formation fantastique» et le «super boulot» de ces derniers qui «ont empêché de possibles tirs contre les forces de l'ordre» en abattant samedi Alex Pretti.
Source: AFP
Sous pression après les morts à Minneapolis, Trump joue l'apaisement
Donald Trump multiplie les gestes d'apaisement après la mort d'un deuxième Américain tué par la police de l'immigration.
Le décès d'Alex Pretti lors d'une manifestation samedi dans la plus grande métropole de l'Etat du Minnesota est une «tragédie» et le président «ne veut pas voir de gens blessés ou tués dans les rues», a dit la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, lors d'un point presse à la mi-journée.
Confronté à des critiques, y compris de son camp, sur la ligne dure adoptée dans cette ville du nord, le milliardaire a ensuite indiqué sur son réseau Truth Social avoir eu une «bonne conversation» téléphonique avec le gouverneur démocrate Tim Walz, puis avec le maire de Minneapolis, Jacob Frey.
Source: AFP
«Tout le monde est en danger!» La mise en garde de Salman Rushdie contre la violence politique aux Etats-Unis
«Tout le monde est en danger» aux Etats-Unis, a averti l'écrivain Salman Rushdie, qui a lui-même réchappé d'une violente attaque au couteau il y a trois ans, après la mort de deux Américains tués par des agents fédéraux de l'immigration à Minneapolis.
Interrogé par l'AFP dimanche lors du festival du film de Sundance, dans l'Utah, l'écrivain américano-britannique de 78 ans a estimé que «l'idée du danger et de la violence était désormais proche de tout le monde dans ce pays». «Je pense que tout le monde est en danger maintenant», a-t-il alerté.
L'écrivain participait à l'avant-première de «Knife: The Attempted Murder of Salman Rushdie», un documentaire adapté du «Couteau», son récit de l'attaque qui a failli le tuer en août 2022 en pleine conférence littéraire et lui a fait perdre l'usage d'un oeil. Son agresseur reprochait à l'auteur des «Versets sataniques», qui avait valu à Salman Rushdie une condamnation à mort par l'Iran en 1989, d'avoir «attaqué l'islam».
Il a été condamné l'année dernière à 25 ans de réclusion aux Etats-Unis. Pour Salman Rushdie, l'attaque dont il a été victime relève de «quelque chose de plus large». Dénonçant «une violence déchaînée par des individus sans scrupules qui utilisent des personnes ignorantes pour s'attaquer à (...) la culture», il a estimé que «pour ceux qui exercent un pouvoir autoritaire, la culture est l'ennemie».
Source: AFP
Un avocat républicain renonce à se présenter à l'élection de gouverneur du Minnesota
Un avocat qui a assisté juridiquement le policier de l'immigration américain qui a tué une femme au volant de sa voiture le 7 janvier à Minneapolis a annoncé lundi renoncer à briguer l'investiture républicaine au poste de gouverneur de l'Etat du Minnesota.
L'avocat Chris Madel, connu pour défendre notamment des agents des forces de l'ordre, explique dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux se désolidariser de la ligne de son parti, après la mort samedi d'un deuxième citoyen américain tué par la police fédérale à Minneapolis (nord).
«Je ne peux pas soutenir les représailles lancées par les républicains à l'échelle nationale contre les citoyens de notre Etat, ni me compter comme membre d'un parti qui le ferait», affirme-t-il, estimant que l'opération en cours à Minneapolis est allée trop loin. «Des citoyens américains, en particulier ceux de couleur, vivent dans la peur», déplore-t-il, dénonçant l'arrestation de nombre d'entre eux à Minneapolis par la police de l'immigration (ICE) «à cause de la couleur de leur peau».
L'avocat s'est fait récemment connaître en apportant une assistance juridique à Jonathan Ross, l'agent d'ICE qui a tué par balles le 7 janvier Renee Good au volant de sa voiture, mais qui n'est visé par aucune poursuite pénale ni mesure disciplinaire. Le retrait de Chris Madel illustre le malaise exprimé par des républicains, notamment des élus au Congrès, face à la politique adoptée par l'administration Trump pour lutter contre l'immigration.
Source: AFP
Des agents fédéraux commenceront à quitter Minneapolis mardi, dit le maire de la ville
Le maire de Minneapolis a annoncé lundi que des agents fédéraux, déployés par le président américain Donald Trump pour lutter contre l'immigration, quitteront cette ville du Minnesota à partir de mardi.
«Certains agents fédéraux commenceront à quitter la zone demain, et je continuerai à lutter pour que le reste (des agents) impliqués dans cette opération s'en aillent», a écrit le démocrate Jacob Frey sur X.
Donald Trump a appelé lundi à la fin des violences dans le Minnesota où une vague d'indignation a été suscitée par la mort d'un deuxième manifestant américain, tué samedi par des agents des services fédéraux de l'immigration.
Source: AFP
Trump impute la mort de deux Américains, tués par la police, au «chaos» causé par les démocrates
Donald Trump a imputé dimanche la mort de deux Américains, tués par la police fédérale à Minneapolis, au «chaos provoqué par les démocrates», au moment où son administration fait face à la pression de l'opposition et de la population de cette ville du nord des Etats-Unis.
Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans employé en service de réanimation dans un hôpital pour anciens combattants, a été tué samedi lors d'une manifestation contre des opérations de la police de l'immigration (ICE). Son décès vient aggraver une situation déjà tendue depuis celui de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier par un agent de l'ICE à Minneapolis déjà.
Le président américain a imputé ces deux morts aux élus démocrates de la ville et de l'Etat, qui s'opposent à son action. «Malheureusement, deux citoyens américains ont perdu la vie à cause de ce chaos provoqué par les démocrates», a écrit Trump sur sa plateforme Truth Social.
Minneapolis est secouée depuis plusieurs semaines par un mouvement de protestation contre la présence de l'ICE. Dimanche, ils étaient nombreux à se recueillir dans un froid glacial devant un mémorial de fortune dressé en hommage à Alex Pretti, sur le lieu des tirs.
Source: AFP
Donald Trump menace le Canada de «droits de douane à 100%» en cas d'accord commercial avec la Chine
Donald Trump a menacé samedi d'imposer des «droits de douane à 100%» sur les importations canadiennes aux Etats-Unis en cas d'accord commercial entre le Canada et la Chine, après qu'Ottawa a annoncé un accord préliminaire à Pékin la semaine dernière.
Si le Premier ministre canadien Mark Carney «pense qu'il va faire du Canada un 'port de dépôt' pour que la Chine envoie ses biens et produits aux Etats-Unis, il se trompe lourdement», a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social. Le républicain a évoqué des droits de douane «de 100» qui impliqueraient de doubler le prix des produits canadiens franchissant la frontière avec les Etats-Unis.
«La Chine va manger le Canada tout cru»
Depuis son retour au pouvoir il y a un an, Donald Trump n'a pas ménagé son voisin du nord, suggérant notamment de l'annexer pour en faire le 51e Etat américain et en faisant du Canada une des premières cibles de sa guerre commerciale tous azimuts. La majorité des échanges entre les deux pays reste toutefois exemptée de droits de douane, Donald Trump continuant à respecter une grande partie de l'actuel accord de libre-échange nord-américain.
Mais la menace revient dès que la relation connaît des à-coups. Et le chef de l'Etat américain a peu apprécié plus tôt cette semaine l'écho reçu par un discours de Mark Carney au Forum économique mondial à Davos (Suisse). Mark Carney avait pointé la fracture de l'ordre mondial et appelé les «puissances moyennes» à s'unir pour faire face aux forces «hégémoniques». Donald Trump lui avait répondu que le Canada existait «grâce aux Etats-Unis».
«La Chine va manger le Canada tout cru, complètement le dévorer, y compris en détruisant leurs entreprises, leur tissu social, et leur mode de vie général», a affirmé Trump dans son message samedi. Mark Carney s'est rendu la semaine dernière en Chine où il a scellé, selon ses termes, «un accord commercial préliminaire, mais historique, visant à éliminer les obstacles au commerce et à réduire les droits de douane» avec Pékin. Mark Carney a souligné à cette occasion la nécessité de réduire la dépendance vis-à-vis du grand voisin américain, premier partenaire commercial loin devant la Chine.
Source: AFP