Le PDG d'Axa évoque les suites du drame de Crans-Montana
«Nous devrons probablement verser des indemnités à vie à certaines victimes»

Le tragique incendie de Crans-Montana a coûté la vie à 41 personnes et fait plus de 100 blessés. Patric Deflorin, directeur général d'Axa, doit faire face à une épreuve de taille, avec des demandes d'indemnisation se chiffrant en millions.
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Le damatique incendie de Crans-Montana a fait 41 morts et 115 blessés lors de la nuit du Nouvel An.
Photo: zVg
Christian Kolbe

Le 1er janvier, l'incendie de Crans-Montana a bouleversé la Suisse et le monde entier. Il a également donné une toute nouvelle dimension au début du mandat de Patric Deflorin, PDG d'Axa: «Ma première pensée a été: nous devons être là pour les victimes. La deuxième a porté sur l’ampleur de l’impact de cet événement sur notre compagnie d’assurance», explique le directeur dans une interview accordée à la «SonntagsZeitung».

L’une de ses premières mesures a été de convoquer une réunion extraordinaire le lundi matin, Axa étant impliquée en tant qu'assureur responsabilité civile et accidents. La commune de Crans-Montana est assurée en responsabilité civile auprès d'Axa Suisse pour un montant de 20 millions de francs. L'assurance du «Constellation» est également souscrite chez eux.

Appel à une table ronde

La catastrophe de Crans-Montana a tragiquement bouleversé la vie de nombreux jeunes. Près de 10% des 115 blessés et des 41 victimes sont assurés chez Axa, ce qui place l’assureur face à des défis de taille. «Pour les victimes d’accident qui sont assurées chez nous par l’intermédiaire de leur employeur, nous avons pris en charge les soins et les traitements dès le premier jour. Nous verserons probablement des indemnités à vie à certaines personnes concernées. Selon les cas, cela peut se chiffrer en millions», explique Patric Deflorin.

A cela s’ajoute un autre défi: «Le calcul des prestations pour les victimes qui ne se rétabliront pas complètement. Si une personne était employée, on évalue comment sa carrière aurait pu évoluer, explique le PDG d’Axa. Pour les très jeunes, il est difficile d’estimer leur parcours professionnel, d’autant plus que ce groupe comprend des personnes très douées et des athlètes de haut niveau.»

Patric Deflorin a été l’un des premiers à réclamer la mise en place d’une table ronde afin de soutenir les personnes concernées. Cette initiative vise également à éviter de longues procédures judiciaires et un traitement inégal entre les victimes.

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