En bref
- Le National a approuvé, par 106 voix contre 87, une contribution de 20 millions de francs pour gérer les conséquences de l'incendie de Crans-Montana. La table ronde sera présidée par Laurent Kurth et vise à obtenir des accords à l'amiable entre les parties concernées.
- En mars, le Parlement avait retardé sa décision pour analyser davantage la demande. La table ronde sera auto-organisée, et sa composition ne sera pas réglementée légalement.
- Malgré ce vote, l'UDC et la majorité du PLR se sont opposés au projet. Le dossier, incluant des modifications, retourne au Conseil des Etats pour une décision finale.
La Confédération doit pouvoir participer financièrement à la table ronde destinée à gérer les conséquences de l'incendie de Crans-Montana. Après le Conseil des Etats, le National a accepté jeudi, par 106 voix contre 87, les 20 millions demandés par le Conseil fédéral.
Le but de la table ronde, présidée par l'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois Laurent Kurth, est de concilier les victimes de l'incendie de Crans-Montana, leurs proches, les assureurs concernés, les personnes éventuellement tenues de verser des prestations ainsi que les autorités. Il s'agit d'encourager les accords à l'amiable. En mars, le Parlement avait temporisé sur ces 20 millions, pour avoir plus de temps pour discuter. Il a désormais donné son feu vert.
La table ronde sera auto-organisée, ce qui signifie que sa composition ne doit pas être prescrite légalement. Les Chambres ont aussi cité dans la loi, à titre d'exemples, des conditions auxquelles le gouvernement décide de sa participation aux accords. Le National a supprimé un point. L'UDC et presque tout le PLR se sont opposés au projet. Le dossier retourne au Conseil des Etats.