Leur condamnation levée
Une Suissesse envoie deux proches en prison pour abus... puis avoue avoir menti

Une jeune femme a admis en avril 2024 avoir menti sur des accusations d'abus contre sa mère et son beau-père. Condamnés en 2023, ils ont été libérés après près de deux ans de prison.
L'affaire a été traité par la Cour suprême du canton de Zurich.
Photo: Keystone
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ATS Agence télégraphique suisse

Les aveux tardifs de mensonge d'une jeune Zurichoise ont fait lever récemment la condamnation à la prison de son beau-père et de sa mère pour les prétendus abus qu'elle leur reprochait. Le couple a passé près de deux ans en prison. La justice zurichoise a ouvert contre la jeune femme une procédure pénale qui a été classée en raison de la prescription.

Keystone-ATS a obtenu mardi une copie de la décision de la Cour suprême zurichoise, datée de juin dernier, de lever la condamnation dont le couple avait écopé en seconde instance. Le Tages-Anzeiger a révélé l'information lundi.

En décembre 2023, les juges cantonaux avaient condamné, en deuxième instance, le beau-père à quatre ans et deux mois de prison et la mère à trois ans et onze mois de réclusion, notamment pour lésion corporelle grave et actes d'ordre sexuel avec enfant. Ils avaient été reconnus coupables d'avoir abusé psychiquement, physiquement et sexuellement de la jeune femme entre 2017 et 2019, alors que celle-ci avait entre 12 et 14 ans.

Une expertise psychiatrique avait relevé un trouble de stress post-traumatique chez la plaignante. Ses accusations avaient été jugées crédibles. Les deux accusés avaient déjà passé près de 600 jours en détention préventive avant ce jugement.

Aveux pour soulager sa conscience

Trois mois plus tard, en avril 2024, la jeune femme passe aux aveux, un jour après ses 19 ans. Elle contacte le président de la Cour suprême zurichoise et lui explique que ses allégations contre sa mère et son beau-père étaient fausses. Adolescente, elle avait menti pour se libérer de l'autorité du couple, admet-elle alors.

Son père génétique avait déposé plainte contre le duo. Par la suite, l'ado n'avait pas osé dire la vérité par peur des conséquences pour elle. Il y a deux ans et demi, elle a finalement avoué son mensonge pour soulager sa conscience.

Sur cette base, le juge a déposé une plainte contre elle auprès de la justice des mineurs pour dénonciation calomnieuse. Une procédure pénale a alors été ouverte contre la jeune femme, mais elle a dû être classée en mars 2025, car les faits étaient prescrits. En avril 2024, la mère et son conjoint ont demandé une révision du jugement. Cette requête a abouti à son annulation, il y a près de trois mois.

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