Deux nouveaux cas à Francfort
L'OFSP juge le risque de malaria d'aéroport très faible en Suisse

Deux nouveaux cas de malaria d'aéroport détectés à Francfort inquiètent. Les malades, habitants de Schwanheim, n'avaient pas voyagé. En Suisse, l'OFSP juge le risque d'infection dans les aéroports «très faible».
L'OFSP juge le risque d'infection dans les aéroports «très faible».
Photo: Laurent Gillieron
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ATS Agence télégraphique suisse

Malgré de nouveaux cas de malaria aux abords de l'aéroport de Francfort, la Confédération ne voit pas de danger important pour la Suisse. Le risque de telles infections dans les aéroports suisses est «très faible», selon l'OFSP.

Les cas actuellement recensés à Francfort en Allemagne ne modifient en rien l'évaluation du risque pour la Suisse, a précisé mercredi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) à Keystone-ATS. La malaria est une maladie à déclaration obligatoire en Suisse. Environ 300 cas sont signalés chaque année dans le pays, presque tous contractés à l'étranger.

Des cas de «malaria d'aéroport» ont toutefois déjà été documentés en Suisse par le passé, note l'OFSP. Des moustiques infectés par les parasites responsables de la maladie peuvent être transportés par avion depuis des régions où sévit la malaria. S'ils piquent ensuite des personnes à proximité de l'aéroport, ils peuvent leur transmettre la maladie.

Un épisode plus important s'était produit à Genève durant l'été 1989. Cinq personnes avaient contracté la malaria sans avoir séjourné dans une région touchée. Toutes habitaient à moins de deux kilomètres de l'aéroport de Genève-Cointrin, selon des études de cas publiées en 1990.

Des riverains touchés à Francfort

A Francfort, six employés de l'aéroport ont contracté la malaria cet été et deux sont décédés. Mardi soir, les autorités ont annoncé que des riverains étaient touchés pour la première fois. Ces deux nouveaux cas sont également considérés comme des cas de malaria d'aéroport.

Les deux personnes concernées vivent dans le quartier de Schwanheim, à cinq kilomètres de l'aéroport. Elles n'avaient pas voyagé à l'étranger et ne travaillaient pas à l'aéroport.

Les autorités sanitaires de Francfort supposent que des moustiques anophèles infectés ont été transportés par avion depuis une région où sévit la malaria avant de gagner Schwanheim. Selon elles, ces moustiques peuvent parcourir entre cinq et dix kilomètres. Un éventuel lien avec les cas précédents fait encore l'objet d'investigations.

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