La Suisse appelle à une protection «rigoureuse» des installations nucléaires civiles face aux conflits actuels en Europe et au Moyen-Orient. Albert Rösti a lancé cet appel cette semaine lors de l'assemblée générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne.
Cette protection est réglementée par le droit international humanitaire, rappelle le Département fédéral de l'énergie (DETEC) dans un communiqué publié vendredi.
Dans sa déclaration prononcée en séance plénière lundi, Albert Rösti a également réaffirmé le soutien de la Confédération aux missions fondamentales de l'AIEA: la sûreté nucléaire, la sécurité nucléaire et la vérification. La Suisse préside actuellement la commission des normes de sûreté de l'organisation internationale.
«Un regain d'intérêt»
En marge de la réunion, le conseiller fédéral a rencontré le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, le ministre belge de l'énergie Mathieu Bihet et le secrétaire d'Etat suédois Daniel Westlen. «Il ressort de ces échanges que l'énergie nucléaire connaît un regain d'intérêt dans de nombreux pays», souligne le DETEC.
Cette conférence internationale s'est tenue en l'absence du chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, empêché de se rendre à Vienne sous la pression des Etats-Unis.
Le ministère autrichien des Affaires étrangères a expliqué que M. Eslami faisait l'objet d'une interdiction de voyager des Nations unies. Vienne a «demandé au comité compétent du Conseil de sécurité une dérogation», mais cette requête a été «rejetée faute de consensus», a-t-il précisé.