Maîtrise des coûts de la santé
Le Valais veut plan pour faire baisser les primes maladies

Le Grand Conseil valaisan a mandaté son Conseil d'État pour élaborer un plan visant à réduire les primes maladies. Inspiré par Zoug, qui a baissé ses primes de 14,7 %, le Valais veut agir sur les coûts de la santé.
Le Conseil d'Etat valaisan veut un plan clair.
Photo: JEAN-CHRISTOPHE BOTT
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ATS Agence télégraphique suisse

Le Grand Conseil valaisan a mandaté, jeudi, son Conseil d'Etat afin qu'il mette sur pied un plan d'action cantonal de maîtrise des coûts de la santé et de baisse des primes maladies. Le postulat de l'UDC du Valais romand a largement été soutenu.

«L'argument de l'impuissance cantonale a été pulvérisé par le canton de Zoug. Par une seule décision politique forte, la prise en charge de 99% des coûts hospitaliers, Zoug a offert à ses citoyens une baisse historique de 14,7% de leurs primes», a rappelé dans son postulat, le député Jérôme Desmeules. «Cet exemple prouve que les cantons disposent de leviers puissants et que l'impuissance est un paravent, pas une fatalité. Le Valais ne doit plus être un canton qui subit, mais celui qui agit.» Début 2026, les primes maladies avaient augmenter de 5,9% en Valais, contre 4,4% en moyenne suisse.

Pour l'élu de l'UDCVR, le Conseil d'Etat doit assumer ses responsabilités et s'attaquer aux causes profondes de l'explosion des coûts sur lesquelles le Canton a une prise directe soit: l'optimisation de la structure hospitalière, la maîtrise des coûts ambulatoires, la digitalisation, la coordination des soins et la prévention.

Etre à l'écoute des professionnels

«Pour ce faire, le Conseil d'Etat doit non seulement élaborer sa propre stratégie, mais aussi écouter ceux qui sont en première ligne», précise encore le postulant, au nom de son groupe. «Nous demandons au Conseil d'Etat de présenter au Grand Conseil un plan d'action cantonal de maîtrise des coûts de la santé et de baisse des primes maladies.»

Au vote, le postulat a largement été soutenu (98 oui, 25 non). Il a été transmis au Conseil d'Etat pour réponse.

La question des prestations ambulatoires

Dans un autre postulat, ce même Jérôme Desmeules, ainsi que le député PLR Alexandre Luy ont demandé au Conseil d'Etat d'étudier et de chiffrer l'impact d'une prise en charge cantonale accrue des prestations ambulatoires. «Cette analyse permettra de matérialiser ce que chaque Valaisan pourrait économiser mensuellement et d'évaluer les alternatives politiques qui s'offrent à nous, notamment dans l'optique de l'entrée en vigueur d'EFAS (ndlr: le financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires prévu dès 2028)», précisent les deux hommes.

Les partis de gauche (PS, Les Vert-e-s) et le Centre du Valais romand n'ont pas soutenu le postulat. Au vote, le non l'a emporté par 81 non et 43 oui.

Volonté d'accélérer le processus

Un postulat interparti (PS, PLR, le Centre et l'UDC du Valais romand) demandant d'accélérer la mise en oeuvre du nouveau dossier électronique de santé a, lui, été refusé par 60 voix contre 65.

Ces auteurs ont plaidé pour la mise sur pied d'un plan cantonal de transition, en la matière. Celui-ci devait s'articuler autour de mesures d'accompagnement et d'incitation destinées aux médecins de premier recours pour intégrer l'usage du dossier électronique dans leur pratique (soutien technique, financier ou administratif, formations, etc.) et une stratégie d'information et de sensibilisation de la population sur le sujet.

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