Dérangement de la faune
Neuchâtel impose une autorisation pour les pièges photographiques

Dès le 1er mars, l’utilisation de pièges photographiques en forêts et espaces naturels de Neuchâtel nécessitera une autorisation. Ces dispositifs, souvent abordables, posent des problèmes de dérangement de la faune et de vie privée.
Neuchâtel serre la vis sur les pièges photographiques en milieu naturel.
Photo: Shutterstock
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ATS Agence télégraphique suisse

En raison de la multiplication de dispositifs installés en forêts et dans d’autres espaces naturels sensibles, l’usage de pièges photographiques sera soumis à autorisation dès le 1er mars dans le canton de Neuchâtel. Les agréments ne seront accordés que si un intérêt scientifique ou pédagogique le justifie.

«Le phénomène des pièges photographiques peut entraîner un dérangement de la faune sauvage, en particulier lorsque l’installation des appareils ne tient pas compte des périodes ou lieux sensibles. Ces dispositifs captent aussi potentiellement des images de personnes, ce qui pose des enjeux importants de protection des données et de respect de la sphère privée», a indiqué jeudi le canton de Neuchâtel.

Les autorisations seront délivrées par le service de la faune, des forêts et de la nature. Elles ne seront accordées que lorsqu’elles sont justifiées par un intérêt scientifique ou pédagogique. L’accord des propriétaires des biens-fonds concernés sera par ailleurs nécessaire. Au cours des dernières années, l’usage de ces appareils s’est développé, aussi bien pour des suivis scientifiques ou pédagogiques de la faune que pour des activités de loisirs. «Cette évolution a été rendue possible par la grande disponibilité d’appareils performants et peu coûteux», a précisé le canton.

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