Le procureur général Olivier Jornot a rédigé un acte d’accusation contre le secrétaire général de la Cicad, rapporte la Tribune de Genève. Olivier Jornot ne condamne pas Johanne Gurfinkiel, mais laisse la justice trancher.
Le secrétaire général de la Cicad est accusé de calomnie pour avoir qualifié de «Judenrein» les lieux participant à la campagne Apartheid Free Zone. Selon l'acte d'accusation, Johanne Gurfinkiel «a intentionnellement porté atteinte à l’honneur» des plaignants «en les accusant de mener une politique «judenrein», interdisant aux citoyens israéliens l’accès à certains lieux, alors qu’il connaissait la fausseté de ces affirmations».
Il a «assimilé la pratique des membres de la campagne AFZ à celle du régime nazi, faisant apparaître les plaignants […] comme des personnes méprisables […].»
Le Tribunal de police va trancher
Johanne Gurfinkiel a par la suite liké sur LinkedIn le commentaire d’un internaute qualifiant les plaignants de «nazillons». Il s’est pour cela aussi «rendu coupable de calomnie», selon l'acte d'accusation.
«S’il n'était pas reconnu que l'accusé connaissait la fausseté de ses allégations, il conviendrait de retenir qu’il s'est rendu coupable de diffamation», selon le procureur général.
L'avocat de Johanne Gurfinkiel, Stéphane Grodecki, estime que l’absence de demande de peine signale une culpabilité non établie. «Mon client, qui ne retire pas ses propos, maintient qu’il avait le droit de les dire, déclare-t-il à la Tribunel.»
Le Tribunal de police devra trancher sur la culpabilité et les éventuelles sanctions à prononcer.