Isabelle Moret interpellée
Contre les renvois forcés, un collectif fait une action à Lausanne

Une action militante pacifique a eu lieu au Département de la ministre vaudoise Isabelle Moret à Lausanne. Le collectif Droit de rester proteste contre la gestion des renvois forcés par le Canton de Vaud et exige un moratoire.
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Le collectif Droit de rester dénonce la politique migratoire vaudoise «inhumaine», que mènerait Isabelle Moret (PLR).
Photo: DR
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Léo MichoudJournaliste Blick

Le collectif Droit de rester a fait appel à ses soutiens à midi sur Instagram. Ce vendredi, le groupe militant composé «de requérant-e-x-s d'asile et des personnes qui leur sont solidaires» a tenté une occupation pacifique des locaux du Département de la conseillère d'Etat vaudois Isabelle Moret (PLR) – situés près du pont Bessières. Les militants n'ont pu que déployer des banderoles sur l'avant-toit du bâtiment des Retraites Populaires.

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Droit de rester dénonce la «violence» du Canton de Vaud en matière de politique migratoire et des «pratiques inhumaines tendant vers le fascisme». Il est question en particulier de la façon dont la ministre à la tête de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM) et du Service de la population (SPOP) gère les renvois forcés, notamment d'enfants, sur mandat de la Confédération.

«Coups, enfants menottés et détentions administratives arbitraires: le niveau extrême de violence qu'exerce le canton causant de graves traumatismes à une population déjà très vulnérable. Il ne s'agit malheureusement que du dramatique aboutissement d'une maltraitance administrative délibérée déployée à tous les niveaux», affirment les membres du collectif.

Les militants demandent un moratoire sur la question, à propos de laquelle le Grand Conseil vaudois doit prochainement étudier une pétition datée de 2023. Vers 14h, le collectif a dû enlever ses banderoles. «La police a délogé les personnes en infraction, à la demande du propriétaire», précise Pascal Chavent, porte-parole du DEIEP.

Interrogés par Keystone-ATS, les services d'Isabelle Moret n'ont pas souhaité ni réagir ni commenter les demandes du collectif. «Nous n'avons pas reçu à ce jour de demande formelle d'échanges ou de dialogue», répond le DEIEP.

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