Les employés vont trinquer
Le géant PwC serre la vis et s’attaque aux bonus en Suisse

PwC prévoit de réduire de moitié les bonus de certains employés en Suisse, selon Bloomberg. Le géant de l’audit et du conseil cherche à réduire ses coûts dans un contexte économique difficile, alors que l’intelligence artificielle prend une place croissante dans le secteur.
Le cabinet de conseil aurait décidé de s'attaquer au bonus de ses employés en Suisse.
Photo: Keystone
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Solène MonneyJournaliste Blick

Le géant de l'audit PwC s'apprête à sabrer de moitié les bonus de certains employés en Suisse, selon Bloomberg. L’entreprise chercherait ainsi à diminuer ses coûts dans un contexte économique difficile, marqué aussi par l’essor de l’intelligence artificielle.

Selon le média américain, la mesure a été annoncée ces dernières semaines en interne auprès de plusieurs équipes. PwC n’a toutefois ni confirmé ni infirmé l’information, expliquant ne pas commenter les questions liées au personnel.

Une période difficile

Face à la situation, certains employés auraient demandé si des licenciements étaient également prévus. Pour l’heure, cette option ne serait pas envisagée. Le secteur du conseil traverse néanmoins une période compliquée, avec une demande plus faible pour certains services et une pression accrue sur la rentabilité. Plusieurs grands cabinets misent désormais davantage sur l’IA et l’externalisation pour réduire leurs coûts.

PwC doit aussi composer avec plusieurs revers en Suisse. Le cabinet a notamment perdu Roche, qui comptait parmi ses plus gros clients. La disparition de Credit Suisse, après son rachat par UBS, a également pesé sur ses activités. Dans ce contexte, les associés du groupe s’interrogent notamment sur les clients à privilégier et sur la manière de s’adapter à la place croissante de l’IA dans leur métier.

La Suisse, une place stratégique

Au fil des dernières décennies, Zurich et Genève se sont imposées comme des marchés particulièrement lucratifs pour les grands cabinets de conseil comme EY, KPMG ou Deloitte. La Suisse accueille de nombreux groupes internationaux, dont certains y ont installé leur siège européen. Une présence qui permet aux sociétés de conseil de décrocher depuis le pays des mandats à portée internationale.

Mais ce positionnement privilégié ne protège pas le secteur des difficultés actuelles. Entre ralentissement de la demande, pression sur les coûts et montée en puissance de l’intelligence artificielle, les grands cabinets sont désormais contraints de revoir leur modèle.

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