Sophie Michaud Gigon dénonce
Primes maladie: «C'est un système qui est totalement arrivé au bout»

Les primes explosent. Blick vous offre 10 graphiques parlants pour saisir l'ampleur du poids supporté par les assurés. Pour l'élue verte Sophie Michaud Gigon, les incitations à surconsommer sont trop nombreuses dans le système de santé, et l’expérience des patients et assurés n’est pas assez prise en compte. Elle commente les 10 graphiques.
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La conseillère nationale verte et directrice de la FRC est candidate au Conseil des Etats.
Photo: BLICK

En bref

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  • Les primes maladie pourraient encore augmenter de 5% en 2027, voire de 20% pour certains assurés, après une hausse moyenne de 6% par an depuis 2022.
  • Sophie Michaud Gigon dénonce un système qui incite à surconsommer, où assureurs et prestataires décident tandis que patients et assurés restent peu entendus.
  • La directrice de la FRC juge une caisse unique pertinente et veut soutenir l’importation parallèle de médicaments, le plafonnement des salaires des dirigeants de caisses et un dossier patient centralisé.
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Myret ZakiJournaliste Blick

Mauvaise nouvelle: la spirale haussière des primes d’assurance maladie se poursuit. Elles pourraient grimper encore de 5% en 2027, voire de 20% pour certains assurés. Cela alors qu’elles ont déjà augmenté de 6% par an en moyenne depuis 2022, soit près de 30% en quatre ans.

Pour y voir plus clair, Blick a résumé l’évolution de la situation des primes maladie à travers dix graphiques parlants, que nous avons soumis à Sophie Michaud Gigon. La conseillère nationale verte et directrice de la Fédération romande des consommateurs (FRC) a ceci de particulier qu’elle jette un regard à la fois citoyen et politique sur la situation des caisses maladie. En revanche, ni l’Association des assureurs maladie suisses (Prio.swiss) ni l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) n’ont souhaité réagir à ces graphiques.

D’entrée de jeu, Sophie Michaud Gigon, qui vise le Conseil des Etats pour les Vert-e-s vaudois, se désole face aux nouvelles hausses de primes: «Le fardeau ne s’allège pas, mais il augmente.» Il y a trois ans, elle avait déposé sans succès une initiative parlementaire pour geler les primes, histoire de protéger le pouvoir d’achat en attendant les réformes structurelles qu’elle estime urgentes.

L’idée d’une caisse unique? Elle a du sens pour Sophie Michaud Gigon: «C’est une chose qu’on n’a pas encore essayée. La Suisse romande l’avait largement soutenue lors de la votation de 2014. Au demeurant, le système actuel n’est pas plus libéral, avec une concurrence qui bénéficierait aux assurés: au contraire, ceux-ci sont dans un marché captif, même avec 37 caisses maladie.»

La directrice de la FRC pointe un problème de gouvernance dans la santé: «Nous avons un système où ceux qui décident de la hausse des primes en sont les bénéficiaires directs, à savoir les assureurs et les prestataires de soins, tandis que les patients et les assurés n’ont pas voix au chapitre.» Durant la session de septembre, la conseillère nationale va soutenir des mesures comme l’importation parallèle de médicaments, le plafonnement des salaires des dirigeants des caisses ou le dossier centralisé des patients.

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