Près de la moitié regrettent leurs choix
Quels sont les plus grands regrets des Suisses en matière de prévoyance?

Selon une étude de Raiffeisen, près de la moitié des Suisses de plus de 50 ans regrettent leurs choix en matière de prévoyance. L'épargne tardive et les opportunités boursières manquées figurent parmi leurs plus grands remords.
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Près d'une personne sur cinq en Suisse regrette de ne pas avoir commencé plus tôt sa cotisation au pilier 3a.
Photo: Getty Images
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ATS Agence télégraphique suisse

Les erreurs en matière de prévoyance peuvent être particulièrement agaçantes. Car lorsqu’on s’en rend compte, il est souvent trop tard. Avec l’âge, on mesure mieux quelles décisions financières étaient les bonnes et quelles occasions on a manquées. Il est donc d’autant plus important de tirer les enseignements des erreurs des autres. C’est ce que met en lumière le nouveau baromètre de la prévoyance 2026 de Raiffeisen.

L’étude montre qu’avec le recul, de nombreux Suisses et Suissesses auraient pris certaines décisions différemment. Le constat est particulièrement frappant chez les plus de 50 ans. Près de la moitié d’entre eux feraient d’autres choix en matière de prévoyance. Leur principal regret? Avoir commencé à épargner trop tard ou ne pas avoir suffisamment mis de côté pour la retraite. Près d’une personne sur cinq regrette de ne pas avoir cotisé plus tôt ou davantage au 3e pilier.

Opportunités boursières manquées

L'investissement boursier revient souvent comme une occasion manquée. Avec le recul, de nombreuses personnes interrogées regrettent de ne pas avoir investi leur argent dans des titres. La différence entre les sexes est particulièrement marquée sur ce point: les hommes sont trois fois plus nombreux que les femmes à considérer l’absence d’investissement en titres comme une occasion manquée en matière de prévoyance vieillesse. Nombreux sont également ceux qui regrettent de ne pas avoir effectué de rachats dans leur caisse de pension lorsqu’ils étaient plus jeunes.

Voici ce que les Suisses auraient fait différemment, avec le recul, en matière de prévoyance:

Décision:HommesFemmes
Verser de l'argent plus tôt dans son 3e pilier19%19%
Investir dans des titres18%5%
Investir son 3e pilier en actions15%5%
Effectués des rachats dans sa caisse de pension12%8%
Faire établir un plan de retraite10%7%
Vivre plus modestement, mettre davantage de côté8%6%
Devenir propriétaire d'un logement8%3%
Retirer du capital de sa caisse de pension3%6%
Opter pour une charge de travail plus importante2%4%
Etablir un budget pour sa retraite3%3%
Réduire la durée des interruptions de son activité professionnelle2%4%
Prolonger la durée de travail2%1%
Refaire tout exactement pareil37%43%

«C’est souvent avec le recul que l’on réalise à quel point les décisions prises en matière de prévoyance sont importantes», explique Tashi Gumbatshang, expert en prévoyance chez Raiffeisen Suisse. Son conseil: commencer à planifier sa retraite le plus tôt possible.

Car le temps, lui, est difficile à rattraper. Depuis le début de l'année 2026, il est possible, pour la première fois, de rattraper certaines cotisations manquantes au pilier 3a. Cette possibilité reste toutefois encore peu utilisée: 63% des personnes interrogées connaissent cette nouvelle disposition, mais seules 5% des personnes actives ont déjà effectué un versement pour rattraper des cotisations manquantes.

Le rêve d’une retraite anticipée s'efface

L’étude montre également à quel point les choix faits au cours d'une vie peuvent avoir des conséquences sur la situation financière, parfois plusieurs décennies plus tard. Après la naissance d’un enfant, 51% des femmes réduisent leur temps de travail, contre seulement 7% des hommes. Après un divorce, 37% des femmes augmentent au contraire leur temps de travail. Beaucoup oublient toutefois qu’une réduction du taux d’activité entraîne aussi une diminution des prestations de prévoyance.

Les conséquences se font sentir au plus tard à l’approche de la retraite. Plus de la moitié des 51-65 ans aimeraient cesser de travailler avant l’âge normal de la retraite. Près d’un tiers estime toutefois ne pas pouvoir se permettre une retraite anticipée. Parmi les raisons invoquées figurent notamment la réduction du temps de travail, la fondation d’une famille, le divorce ou l’achat d’un logement.

Pour le baromètre de la prévoyance, 1011 personnes âgées de 18 à 65 ans ont été interrogées au printemps 2026. Des personnes âgées de 66 à 79 ans ont également été prises en compte.

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