Produits d'armement suisses
Le «Swiss made» fait fuir les pays européens

Les biens d'armement suisses sont évités parce qu'ils ne font que causer des problèmes aux pays de l'OTAN. La faute à des alliances dogmatiques au Parlement.
Aujourd'hui, plus aucun pays européen ne veut d'armement «Swiss made». (Illustration générée par IA.)
Photo: Keystone

Peter Huber, investisseur industriel basé à Schindellegi (SZ), est désespéré car plus personne ne veut acheter de matériel estampillé «Swiss made», malgré la réputation helvétique que l'on connait. Pourquoi?

«On est dans une impasse», constate l’entrepreneur, qui ne cache pas sa frustration. À l’étranger, la confiance envers la Suisse s’est effondrée. Une situation d’autant plus absurde pour une industrie qui fournit des technologies de pointe et compte parmi ses clients des États et des géants de l’armement.

Le «Swiss made» perd de sa valeur pour les autres pays

«Notre loi sur le matériel de guerre souffre d’un grave défaut de conception», estime l'homme. «En cas de conflit, les acheteurs européens ne peuvent pas disposer librement des équipements suisses. Cela les rend inutilisables pour ces pays.» Donc forcément, ces acheteurs ne vont pas se précipiter.

Son entreprise, Systems Assembling, conçoit des équipements à double usage, utilisés notamment dans les chars et les systèmes de défense. Longtemps basée à Neuchâtel, elle doit aujourd’hui, comme beaucoup d’autres, délocaliser sa production. Car sans label «Swiss-free», la demande s'effondre.

Peter Huber, entrepreneur suisse en armement, est très inquiet.
Photo: Acutronic
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