La disparition du SonntagsBlick à la fin de l'année menace des emplois dans la livraison du journal dominical alémanique. Au sein de Presto, une filiale de La Poste, jusqu'à 70 licenciements d'employés auxiliaires à très faible taux d'activité devraient être prononcés.
En équivalent plein temps, moins de cinq postes devraient passer à la trappe chez Presto en Suisse alémanique, indique la filiale jeudi à Keystone-ATS. De plus, cette dernière envisage d'adapter les contrats de 491 collaborateurs, soit l'équivalent de 28 postes à plein temps. Actuellement, 4390 personnes travaillent chez Presto, ce qui représente 769 postes à plein temps.
Les mesures prévues ne concernent que la distribution de journaux dominicaux. Mercredi soir, le groupe Ringier a annoncé la disparition du SonntagsBlick et son remplacement, dès le mois de janvier, par un titre sortant le samedi, le Blick fürs Wochenende.
Responsabilité sociale de Ringier
Jeudi, Syndicom a critiqué cette décision. Selon le syndicat, le groupe de presse basé à Zurich ne peut pas se contenter de reporter les conséquences sociales de sa décision sur l'entreprise de distribution mandatée. De nombreux livreurs de journaux ont besoin de ce travail d'appoint, car leur rente ne leur suffit pas à joindre les deux bouts, souligne Syndicom.
Le syndicat exige que Ringier participe de manière substantielle à la mise sur pied d'un plan social en leur faveur. De plus, elle lui demande de veiller, en collaboration avec Presto, à ce que les licenciements soient évités. Si tel n'est pas possible, un bon plan social et un fonds pour les cas de rigueur sont nécessaires, écrit Syndicom. Le syndicat Transfair appelle Presto à tout faire pour continuer à employer les personnes visées.
Consultation et plan social
De son côté, la filiale Presto dit regretter «fortement» l'impact possible sur ses collaborateurs concernés. Et de souligner que de petits taux d'activité peuvent constituer d'importantes sources de revenus pour de nombreuses personnes touchées. Presto écrit vouloir tout entreprendre pour que les conséquences soient «socialement aussi supportables que possible».
La filiale de La Poste a ouvert une procédure de consultation pour que les collaborateurs puissent se renseigner et proposer des solutions afin d'éviter ou limiter les licenciements, voire atténuer leurs effets. Presto va entamer des discussions avec les partenaires sociaux pour l'élaboration d'un plan social.