Le tarif d'approvisionnement de base de l'électricité devra tenir compte des pertes dues aux reventes d'électricité. Le Conseil des Etats a approuvé mercredi à l'unanimité un projet parlementaire en ce sens.
Pour assurer l'approvisionnement des ménages en électricité, les gestionnaires achètent déjà plusieurs années en avance les quantités nécessaires sur le marché. Mais la consommation exacte ne peut jamais être prévue à cette échéance.
Des ventes ou des achats à court terme sont indispensables, a indiqué Damian Müller (PLR/LU) au nom de la commission. Notamment en raison de la production photovoltaïque. S'il y a trop de réserve, les fournisseurs doivent donc vendre l'électricité. Souvent à perte. Ces pertes étaient estimées à 300 millions de francs en 2025.
Gains et pertes
Pour le Parlement, ces pertes doivent être intégrées aux coûts d'achat de l'électricité. Les tarifs d'approvisionnement de base devront inclure les coûts nets de toutes les transactions requises au lieu des seuls coûts d'acquisition.
Les pertes engendrées par la fluctuation de la demande ou de l'offre seront donc compensées par des gains éventuels. L'approvisionnement basé sur des prévisions fiables permettra d'éviter que des coûts inutiles ne soient répercutés sur les clients.
Des garde-fous ont été prévus afin que les gestionnaires des réseaux de distribution ne puissent pas acheter trop peu d'électricité, puis répercuter sur les clients d'éventuels achats coûteux à court terme. Ou au contraire, acheter trop d'électricité et la revendre à perte à court terme. Le Conseil fédéral soutenait le projet.