C’est une véritable odyssée que les passagers d’un vol Easyjet au départ de Montpellier (France) pour Bâle ont vécue le week-end dernier. Une passagère s’est confiée à Blick. Tout commence samedi: l’application Easyjet indiquait dès midi que le vol était retardé. «L’heure d’arrivée à Bâle a oscillé entre 00h10 et 1h45. Initialement, l’avion devait atterrir en Suisse à 22h55.» L’appareil que les passagers devaient prendre n’est finalement arrivé à Montpellier que peu avant 23 heures.
L’embarquement s’est déroulé normalement, jusqu’à une annonce: «On nous a dit: 'Il se peut que nous ne puissions pas atterrir à Bâle, car l’aéroport ferme à minuit. Nous irons soit à Lyon, soit à Milan. Ceux qui souhaitent quitter l’appareil peuvent descendre'», rapporte la passagère. Le pilote a expliqué le retard par des intempéries et une augmentation du trafic aérien.
«Et ce fut le chaos», raconte la Suissesse. Des passagers en colère ont exigé des réponses, sans succès. «Une hôtesse de l’air a dit qu’il était impossible de prédire où l’avion allait atterrir tant que ses portes ne seraient pas fermées. Nous devions décider si nous voulions voler ou non, sans connaître la destination!»
L’avion ne décolle pas
Environ un tiers des passagers ont alors quitté l’appareil, avec leurs bagages. Peu après, les pilotes ont repris la parole: «Nous allons à Lyon. De là, nous prendrons le bus pour Bâle.»
Mais le périple ne s’arrête pas là. Une nouvelle annonce explique qu’aucun bus ne pourra les prendre en charge à Lyon. «Nous passerons la nuit ici et nous partirons demain pour Bâle. Veuillez vous rendre dans le hall des arrivées où une nuit d’hôtel sera organisée pour vous.» Dans l’appareil, la colère gronde: «Quelques enfants ont pleuré. Nous voulions juste aller nous coucher», explique la passagère.
Nuit blanche dans l’aéroport
Mais seules les personnes qui résidaient à Montpellier ont pu avoir un vrai lit. En effet, la compagnie aérienne a annoncé vers deux heures du matin qu’aucun hôtel n’avait pu être trouvé pour les passagers, mais que des lits seraient disponibles dans l’aéroport.
Les passagers ont suivi le personnel dans un hall d’entrée où des lits de camp avaient été installés pour tout le monde, y compris les enfants et les personnes âgées. «J’ai cru que je voyais mal. Il n’y avait ni oreillers, ni couvertures, ni douches. De plus, il faisait très froid à cause de la climatisation», dénonce la Suissesse. Seules des couvertures de survie argentée et de l’eau ont été mis à disposition. Un bon d’achat d’une valeur de 22,50 euros a été offert pour le petit-déjeuner.
15 heures de retard
Le lendemain, les passagers ont finalement pu prendre leur vol pour Bâle, à 13 heures. L’avion a donc atterri avec un retard de plus de… 15 heures. «Ce voyage a été horrible, raconte la passagère. Nous étions fatigués, frigorifiés et pas douchés. Il était clair depuis le début que le vol arriverait trop tard à Bâle. Pourquoi nous ont-ils fait attendre si longtemps?»
Interrogé par Blick, Easyjet affirme ne pas avoir pu faire décoller le vol «en raison des restrictions nocturnes de l’aéroport de Montpellier». La compagnie avance avoir fait tout son possible «pour limiter au maximum les désagréments de la perturbation». Le personnel sur place aurait tenté d’aider les passagers. Des bons pour les repas auraient été offerts. «En raison de la disponibilité limitée des hôtels à Montpellier, nous n’avons malheureusement pas été en mesure de fournir des chambres d’hôtel. Nous avons informé les clients qui ont réservé eux-mêmes une chambre qu’ils seraient remboursés. Nous sommes sincèrement désolés que certains clients aient dû passer la nuit à l’aéroport.»