«Ce n'est pas une Rolex quand même?»
Face aux critiques, Guy Parmelin plaisante de l'accord douanier

La Suisse a finalement arraché un accord douanier avec les Etats-Unis, mais n'est pas parvenue à éviter les critiques: des milliardaires avaient offert une Rolex à Trump. De nouvelles vidéos révèlent comment Guy Parmelin a répondu à ces critiques avec humour.
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L'accord douanier entre la Suisse et les Etats-Unis suscitent les critiques.
Photo: zVg
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Lucien Fluri

Une avancée décisive avait été réalisée, pourtant les critiques ont fusé. Alors que la Suisse semblait dans une impasse diplomatique et n'arrivait plus à faire avancer le différend douanier avec Trump, une nouvelle délégation s'est rendue à la Maison Blanche. Apportant un lingot d'or et une montre Rolex, ces hommes d'affaires extrêmement riches ont fait progressé l'accord douanier.

Cette procédure inhabituelle avait été approuvée par le conseiller fédéral responsable Guy Parmelin. Le Vaudois semble prendre les critiques qui s'en sont suivies avec humour. Il n'hésite pas à en faire des blagues. C'est ce que montrent des images de la RTS, tournées quelques jours seulement après l'accord douanier et diffusées depuis.

«Ce n'est pas une Rolex quand même?»

Guy Parmelin participait ainsi à une manifestation économique à Bienne. Lorsqu'un homme tente de lui offrir un cadeau, Parmelin regarde la petite boîte et demande: «Ce n'est pas une Rolex quand même? Je n'ai pas le droit d'accepter ça.» Puis il éclate de rire.

Il s'agissait finalement d'un couteau de poche. Les entreprises ont voulu le remercier, car elles craignent pour la production en Suisse, notamment dans la perspective du deal douanier. En revanche, une plainte est en cours contre les négociateurs tarifaires de la Maison Blanche – pour soupçon de corruption.

Du poulet sans chlore

Peu de temps après, Guy Parmelin se relance dans une prise de parole pleine d'ironie. Un journaliste lui demande si son repas du soir lui suffit. Le Vaudois répond: «Ça suffit, de l'ananas et un peu de poulet.» Puis, il ajoute avec un sourire malicieux: «Il faut des fruits – et le poulet est sans chlore». Plus tard dans le reportage, il mangera toutefois du chocolat. Mais il ne faut pas le dire à sa femme, dit Parmelin.

Le président de la Confédération pourrait tenir son humour de son père. Dans l'émission, l'actuel président de la Confédération raconte comment il a reçu Vladimir Poutine et Joe Biden à Genève en 2021. Un an plus tard, la guerre de la Russie contre l'Ukraine a éclaté. On aurait pu faire mieux à Genève, lui aurait dit son père, explique Parmelin. Quoi qu'il en soit, son père veille toujours à ce qu'il garde les pieds sur terre, explique le président de la Confédération.

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