Un exercice conjoint
La police et l'armée suisses simulent des attaques à Berne

La police et l’armée suisses ont testé leur coopération lors de l’exercice «FIDES 26» à Berne, du 12 au 15 septembre. Cyberattaques, terrorisme et protection des infrastructures ont mobilisé 1180 participants dans des scénarios réalistes.
Des soldats en tenue de protection le lundi 14 septembre 2026 à Berne.
Photo: Keystone

En bref

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  • L'exercice conjoint «FIDES 26» s'est déroulé de samedi à mardi dans le canton de Berne, impliquant la police cantonale et l'armée suisse pour renforcer leur coopération en cas de situations exceptionnelles
  • Le scénario simulait des menaces hybrides incluant cyberattaques, désinformation et terrorisme, mobilisant 180 policiers et 1000 soldats dans des conditions proches de la réalité
  • Près de deux ans de planification ont été nécessaires; les résultats de l'exercice seront publiés d'ici la fin de l'année pour identifier les points faibles et améliorer les processus
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ATS Agence télégraphique suisse

La coopération police-armée a fait ses preuves, estiment les acteurs ayant pris part à l'exercice conjoint «FIDES 26», qui s'est tenu de samedi à mardi dans le canton de Berne. Les forces de sécurité «s'apportent un soutien mutuel lors de situations exceptionnelles».

En renforçant leur coopération, la police et l'armée contribuent à la sécurité dans le canton, a relevé mardi à Berne la Direction de la sécurité du canton de Berne, en collaboration avec la Police cantonale bernoise et la division territoriale 1 de l'Armée suisse. L'exercice a nécessité près de deux ans de planification.

Le scénario de l’exercice était axé sur une menace hybride de longue durée face à un risque croissant de guerre en Europe, plusieurs organisations fictives perpétrant diverses actions pendant ce temps dans le canton de Berne. Cyberattaques, désinformation et terrorisme, en particulier, figuraient au menu.

Quelque 180 collaborateurs de la police cantonale et 1000 membres de l’armée ont été mobilisés. Au cours des différents modules d’exercice organisés sur différents sites du canton de Berne, ils ont entraîné de multiples aspects, dans des conditions proches de la réalité, notamment en matière de commandement et de coordination.

Des conditions exigeantes

Etaient concernées la protection des infrastructures critiques ainsi que l’intervention d’unités spéciales. «Les premiers enseignements tirés de l'exercice montrent que la coopération entre la police cantonale et la division territoriale 1 a fait ses preuves dans des conditions d’exercice exigeantes», ont relevé les intervenants.

«L’attribution des missions, la coordination des forces d’intervention et l’échange d’informations ont globalement bien fonctionné», constate le communiqué. Parallèlement, des points faibles ont pu être identifiés. Ils font l’objet d’une «analyse approfondie menée conjointement pour en tirer les enseignements».

«Un exercice est particulièrement précieux quand il révèle aussi des faiblesses: lorsque nous identifions les domaines dans lesquels les processus doivent être améliorés, les interfaces affinées ou les attentes réciproques encore mieux clarifiées», a souligné Philippe Müller, membre du Conseil-exécutif et directeur de la sécurité.

En fin d'année

La Direction de la sécurité publiera les résultats de l'évaluation en fin d’année. «Un exercice ne doit pas seulement servir à confirmer que nous faisons tout correctement. Il doit nous montrer où nous pouvons encore nous améliorer», a ajouté le commandant de la police cantonale Christian Brenzikofer, cité dans le communiqué.

Ce dernier a précisé se projeter de la sorte dans l’avenir, en vue d’un éventuel troisième exercice pratique conjoint «FIDES 26» (mot latin signifiant confiance) dans quelques années. L'exercice qui vient de s'achever en constituait la deuxième édition dans le canton de Berne.

Son objectif visait à entraîner la coopération civilo-militaire et la capacité d’action commune lors de situations extraordinaires. Outre le conseiller d’Etat Philippe Müller et Christian Brenzikofer, le commandant de la division territoriale 1 de l’Armée suisse, le divisionnaire Raynald Droz, était présent à la conférence de presse.

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