Le chancelier de la Confédération quitte ses fonctions. Le centriste Walter Thurnherr a annoncé mercredi son retrait pour la fin de l'année. L'Argovien de 60 ans a dirigé la chancellerie fédérale durant huit ans. Il a succédé à Corina Casanova en 2016. Le centriste avait été le seul candidat à ce poste. L'ancien PDC avait fait valoir son droit à cette fonction arguant qu'il était le «parti de l'équilibre».
Son successeur sera nommé le 13 décembre, en même temps que le ou la successeur du président de la Confédération Alain Berset.
Le bon moment pour passer à autre chose
La dernière législature a été la «pire» depuis la Seconde Guerre mondiale pour la Suisse. Les crises se sont succédé, ce qui a occasionné beaucoup de tensions, a reconnu le chancelier Walter Thurnherr à l'heure d'annoncer son retrait. Mais l'ambiance au sein du Conseil fédéral est très positive, selon lui.
Le climat actuel est très constructif au sein du collège gouvernemental. Il n'y a donc aucun lien à faire avec mon retrait, a dit mercredi Walter Thurnherr lors d'une conférence de presse à Berne. «J'ai apprécié ma fonction de chancelier», et le travail avec le Parlement et le gouvernement. Dans l'administration depuis les années 1990, il est temps de passer à autre chose, selon l'Argovien. Les dernières années, avec la pandémie, ont été intenses. La chancellerie est un poste qui n'est pas toujours facile, a-t-il aussi reconnu. Il vaut mieux se retirer au bon moment.
Interrogé sur l'influence réelle d'un chancelier sur le Conseil fédéral, Walter Thurnherr estime que celui-ci doit se limiter à des suggestions, sur la cohérence, la formulation, la communication, à rendre attentif le gouvernement à des risques éventuels. Mais il n'est pas là pour donner simplement son avis.
(ATS)