Alexander Zverev tient enfin son premier titre à l’US Open. À 29 ans, l’Allemand a dominé l’Américain Ben Shelton (23 ans) en finale (6-3, 7-6, 6-2) pour décrocher son deuxième tournoi du Grand Chelem en trois mois. Déjà vainqueur à Roland-Garros, le numéro deux mondial s’impose ainsi comme l’homme fort de cette saison en Grand Chelem.
Après son succès, Zverev a eu une pensée particulière pour sa mère, Irina. L’Allemand est revenu avec émotion sur son enfance et sur le diabète de type 1 qui lui a été diagnostiqué alors qu’il n’avait que quatre ans. Sa mère a toujours refusé que la maladie constitue un frein aux ambitions de son fils. Ancienne joueuse professionnelle, puis entraîneuse d’Alexander, elle reste à ses yeux la personne la plus importante et la plus forte de sa vie.
Ce triomphe new-yorkais est également particulièrement lucratif. Zverev empoche 5,5 millions de dollars, soit environ 4,5 millions de francs. Il s’agit de la plus importante prime jamais attribuée au vainqueur d’un tournoi du Grand Chelem.
Sa routine au service fait débat
Le sacre de Zverev n’a toutefois pas été le seul sujet de discussion après la finale. Battu en trois sets, Ben Shelton a notamment pointé du doigt la très longue routine au service de son adversaire. Avant de frapper la balle, l’Allemand peut la faire rebondir jusqu’à une vingtaine de fois.
Si les joueurs disposent de 25 secondes avant leur premier service, Shelton estime qu’un cadre plus strict devrait également être instauré entre la première et la deuxième balle. «On a le droit d’utiliser les 25 secondes dans leur intégralité à chaque fois. Mais il faudrait une règle permettant de limiter le temps avant le deuxième service. Il ne devrait pas y avoir de temps illimité. Je pense que c’est difficile pour notre sport et pour les fans d’attendre aussi longtemps le prochain service», a expliqué l’Américain après la rencontre.
Zverev n’a pas cherché à esquiver le sujet. Il assure que cette habitude n’est pas volontaire et reconnaît lui-même ne pas vraiment savoir pourquoi le nombre de rebonds a autant augmenté. Une statistique aperçue avant sa demi-finale lui avait d’ailleurs déjà mis la puce à l’oreille. «Je me suis dit: 'Bon, il faut que ça diminue.'»
Une petite polémique qui ne devrait toutefois pas gâcher sa fête. Après Roland-Garros, Alexander Zverev ajoute l’US Open à son palmarès et confirme son nouveau statut de patron des tournois du Grand Chelem.