En août dernier, Urs Lehmann avait quitté son poste de président de Swiss-Ski pour rejoindre la Fédération internationale de ski (FIS), où il avait été nommé au poste nouvellement créé de CEO. Moins d’un an plus tard, il met déjà un terme à cette fonction et quitte immédiatement ses responsabilités.
Cette fois, la décision ne lui appartient pas totalement. Urs Lehmann s’est en effet brouillé avec le président de la FIS, Johan Eliasch. Les deux hommes, qui affirmaient encore l’été dernier vouloir collaborer, sont aujourd’hui en conflit.
Alors que Johan Eliasch, sous pression avant une éventuelle réélection à la mi-juin, assure que la situation financière de la FIS est sous contrôle, la version d’Urs Lehmann est toute autre. Ce dernier a fait part de ses inquiétudes à Swiss-Ski, évoquant une situation préoccupante. Selon lui, si la Fédération internationale de ski poursuit sur cette trajectoire, elle pourrait se retrouver en faillite d’ici deux ans.
Un conflit qui s’envenime
Ces déclarations ont provoqué une réaction de Swiss-Ski, qui a demandé des clarifications à la FIS afin de déterminer la réalité de la situation. Johan Eliasch n’a que peu apprécié cette démarche, interprétant les propos de son CEO comme une forme de trahison. Le ton est alors monté entre les différentes parties.
Dans ce contexte, Urs Lehmann a présenté sa démission. Si Johan Eliasch venait à être écarté lors de l’assemblée prévue jeudi prochain à Belgrade, une réintégration d’Urs Lehmann au poste de CEO de la FIS ne serait pas exclue. Le porte-parole d’Urs Lehmann, Lorenz Furrer, précise: «En raison des derniers développements, Urs Lehmann se retrouve entre deux feux avant les élections, ce qu’il ne peut pas assumer en tant que CEO.»