Limite de temps sur Instagram
Malorie Blanc a trouvé la recette pour rester calme

Malorie Blanc, l'espoir valaisan de la vitesse, préfère le calme à l'agitation. Après son succès au super-G de Crans-Montana, elle se concentre sur les finales à Kvitfjell.
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Malorie Blanc est prête à s'envoler aux finales de Kvitfjell.
Photo: BENJAMIN SOLAND
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Mathias Germann et Benjamin Soland

Lindsey Vonn exulte, pleure, se torture. Le tout sur ses réseaux sociaux. Et ce depuis des semaines, des mois, des années. «Il ne manque plus que la retransmission en direct de son opération», ironisait-on récemment dans un podcast de Blick. En effet, il semble qu’il n’y ait pratiquement aucun sujet que la reine de la vitesse, actuellement blessée, omette. 3,6 millions de personnes la suivent sur Instagram.

Pour Malorie Blanc, c’est tout l’inverse. «J’ai toujours du mal à poster quoi que ce soit. Premièrement, je n’en ai pas si souvent envie et deuxièmement, je ne veux pas non plus tout dévoiler de ma vie privée», explique l’espoir valaisan de la vitesse. En comparaison avec Lindsey Vonn, elle n’a même pas un centième de ses followers (31’000).

Le buzz de Crans-Montana

Cela ne la touche pas du tout. En même temps, elle est consciente que les sponsors apprécient la visibilité sur les réseaux sociaux. «Mais personne ne met la pression», précise Malorie Blanc.

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Grâce à sa victoire en super-G à Crans-Montana, fin janvier, non seulement les inscriptions à son fan's club ont explosé, mais aussi son nombre d’abonnés. Le buzz était important. «Cela m’a coûté plus d’énergie que je ne le pensais», confie-t-elle. Elle apprécie d’autant plus le calme de Kvitfjell, où se déroulent les finales de la Coupe du monde.

«Faire quelque chose de plus créatif»

Malorie Blanc n’est pas une adepte des réseaux sociaux. Au contraire, elle connaît leur potentiel addictif. «Moi aussi, j’y passais beaucoup de temps. Ensuite, je me suis demandé ce que j’avais appris. Souvent, pas grand-chose...»

C’est pour cela qu’elle s’impose une limite stricte de quinze minutes par jour sur son smartphone. Comme sa colocataire Janine Schmitt. «Ensuite, on range nos téléphones et on fait quelque chose de plus créatif», explique «Malo».

À Kvitfjell, Malorie Blanc veut terminer la saison sur une bonne note. En descente, cela sera compliqué, puisqu'elle lutte avec la glisse et les longues courbes. En revanche, en super-G, les choses vont nettement mieux. Elle peut y exploiter pleinement ses qualités techniques. Au classement de la discipline, elle est passée de la 25e à la 8e place.

Et peut-être qu’après un grand résultat, elle fera même une entorse à ses habitudes… en postant quelque chose sur son Instagram.

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