«Une occasion de boire l'apéro»
La «Malomania» s'empare de Crans-Montana

Malorie Blanc a redonné le sourire à Crans-Montana. Après sa victoire, elle s'est offert un joli bain de foule. De quoi mesurer sa nouvelle popularité.
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La «Malomania» dans les tribunes des Barzettes.
Photo: keystone-sda.ch
Thomas Freiburghaus
Thomas FreiburghausJournaliste

Plus d’une heure après l'incroyable victoire de Malorie Blanc lors du super-G de Crans-Montana, des dizaines et des dizaines de fans patientent derrière les barrières pour avoir un bout de la star du jour. Libérée de ses obligations, la nouvelle chouchou du ski suisse débarque enfin. «Maloriiiiie», s’écrient les voix de nombreux enfants.

Plus rapide à skis qu'avec les fans

La skieuse d’Ayent n’a pas perdu son immense sourire, arboré dès qu’elle a vu du vert dans l’air d’arrivée. Elle le garde, sincèrement, au moment d’enchaîner selfies et signature d'objets en tous genres. «Merci Madame», lui dit un enfant, content de sa photo avec «Malo». «Madame? Tu peux dire Malorie», se marre celle qui remercie autant ses fans qu’eux la remercient.

La skieuse d'Ayent a enchaîné les selfies.

La Valaisanne distribue aussi des photos dédicacées et préparées à l’avance. «J’espère que je vais en avoir assez», rigole-t-elle à moitié, prenant la mesure de sa nouvelle popularité. «Malo» se retrouve à devoir jongler entre français et suisse-allemand (avec beaucoup d'aisance) pour satisfaire tout le monde. «T’avances plus vite sur les skis», la taquine Jérôme Krieg, responsable de la communication de l’équipe féminine chez Swiss-Ski.

Le sourire de Malorie Blanc

Anaïs, membre du Ski-Club Les Barzettes, a eu son moment avec son idole. «Je suis trop contente. Je l’avais déjà rencontrée l’année dernière pendant une course avec le Ski-Club», raconte la jeune skieuse de 15 ans. «C’est beaucoup de joie, on l’a aussi un peu aidée avec le public», continue celle qui considère «Malo» comme une inspiration.

Cette première victoire en Coupe du monde a encore fait grimper Malorie Blanc dans le coeur du public suisse. Elle a, aussi, permis de panser un peu les plaies de tous les habitués de la station valaisanne. «C’est ce qu’il fallait. Ça fait du bien», souffle la maman d’Anaïs, en référence, évidemment, au mois difficile qui a suivi la tragédie de Crans-Montana.

«Ça amène de la joie, ça change les idées», abonde Johanna, 30 ans, casquette du fan’s club «malo.» vissée sur la tête. Elle aussi est originaire d’Ayent, même si elle ne connaît pas personnellement la nouvelle star du village valaisan. «Elle a l’air tellement gentille, elle est tellement souriante», continue Johanna.

Permission de boire l'apéro

Simon, 23 ans, connaît quant à lui bien Malorie Blanc. Il fait partie du groupe d’amis d’adolescence de «Malo». Arrivée à leur niveau, la skieuse rigole, dédicace une pancarte «L’anguille des neiges» en riant. «C’est une vieille référence qui date du Covid. C’est son surnom», explique son ami, originaire de Grimisuat, «le village d'en-dessous». «Je suis super fier de son résultat. On est venu pour la voir et pour faire la fête», se réjouit le jeune homme.

Les amis d'adolescence de Malorie Blanc, aka «L'anguille des neiges».
Photo: TFR

Les personnes derrière la pancarte remarquée «Allez Malo! Merci de nous donner une nouvelle occasion de boire l’apéro» peuvent se réjouir. Leur protégée leur a donné une très belle occasion de fêter.

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