Les coïncidences, ça arrive. Le jour même où Blick publie une longue interview de Patrick Fischer, l’ancien entraîneur de l’équipe nationale de hockey sur glace, récemment démis de ses fonctions, la Fédération suisse annonçait en fin d’après-midi la «clôture de l’enquête administrative». Le communiqué de presse compte un peu plus de 200 mots. En réalité, une seule phrase mérite d’être retenue: «Le rapport ne sera pas publié – ni dans son intégralité, ni en partie, ni même sous forme d’extraits.» La raison invoquée: «Les droits de la personnalité, la protection des données et les dispositions du droit du travail imposent ici des limites claires.»
Lars Weibel était-il au courant?
Le scandale autour du faux certificat Covid de Patrick Fischer avait fait grand bruit au printemps 2026, peu avant le Championnat du monde organisé en Suisse. On a beaucoup écrit, beaucoup discuté – et une question se posait en particulier. Lars Weibel, alors directeur des équipes nationales, aujourd’hui à Ambri, était-il au courant de la falsification du certificat de Patrick Fischer? «Lars Weibel n’avait pas connaissance de ce certificat falsifié et rejette ces accusations. L’enquête administrative ouverte permettra de le déterminer et de faire toute la lumière sur les faits», avait alors réagi la Fédération suisse de hockey sur glace (SIHF).
Or, maintenant que cette enquête administrative est terminée, les supporters suisses de hockey sur glace n’en savent pas davantage qu’avant. D’autant que, comme l’a écrit la SIHF mercredi, l’enquête avait pour objectif «de replacer les événements et les déroulements dans leur contexte de manière compréhensible, de clarifier les responsabilités et d’identifier d’éventuelles faiblesses structurelles en matière de gouvernance, de conformité et de communication interne».
Un rebondissement à venir?
Au final, le public ne retient qu’une chose: l’enquête est terminée, mais les questions restent sans réponse. Peut-être que Swiss Sport Integrity (SSI) interviendra à son tour. Selon le communiqué de presse, l’organisation examine de manière indépendante si d’autres clarifications ou mesures sont nécessaires et, le cas échéant, lesquelles, conformément au Statut d’éthique du sport suisse.
