Nouveau rebondissement dans l'affaire Covid
La SSR réagit aux accusations de Patrick Fischer

L'affaire Patrick Fischer connaît un nouveau développement. Mise en cause par l'ancien sélectionneur national, la SSR maintient sa version des faits et rejette toute faute journalistique.
La SSR rejette les accusations portées par Patrick Fischer.
Photo: imago/CTK Photo
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Daniel Leu

L'affaire Fischer connaît un nouveau rebondissement. Dans un entretien accordé à Peter Röthlisberger, l'ancien sélectionneur de l'équipe de Suisse formule de graves accusations à l'encontre de la SSR. Pour étayer ses propos, il s'appuie sur un courriel envoyé par le journaliste de la SSR Pascal Schmitz à Finn Sulzer, responsable des médias de la Fédération suisse de hockey sur glace (SIHF). On peut notamment y lire: «Je t'écris au sujet de notre conversation ''off the record'' à la table du déjeuner à Altstetten. Je suis parfaitement conscient de la signification d'un accord «off the record» et je le prends très au sérieux».

Pour rappel, lors de ce déjeuner, Patrick Fischer avait confié à Pascal Schmitz, qui réalisait un documentaire sur lui, qu'il avait falsifié un certificat Covid. Pour l'ancien sélectionneur, il ne faisait aucun doute que cette confidence avait été faite «off the record». Pascal Schmitz et la SSR ont toutefois interprété la situation différemment. Ils ont par la suite rendu publique l'existence de ce certificat Covid falsifié, ce qui a conduit Fischer à perdre son poste à la tête de l'équipe nationale.

Face à cette nouvelle accusation, la SSR a réagi. «La SSR maintient sa version des faits: il n'y a eu aucun accord ''off the record'' avant l'entretien avec Patrick Fischer», explique-t-elle à Blick. «Le responsable des médias de la Fédération suisse de hockey sur glace a voulu faire valoir, après ce déjeuner, une demande de traitement ''off the record''. C'est pour cette raison qu'il y a eu l'échange de courriels mentionné entre Pascal Schmitz et le responsable des médias. Dans sa réponse, Pascal Schmitz a fait référence à cette demande formulée a posteriori, respectivement a repris la formulation utilisée par la fédération. Cela ne constituait pas une confirmation d'un accord préalable «off the record». Dans le même courriel, Pascal Schmitz a également précisé qu'il ne pouvait pas simplement ignorer ces déclarations et que, en accord avec la rédaction en chef, il souhaitait donner à Patrick Fischer et à la fédération la possibilité de prendre position.»

«La SSR rejette les accusations»

Entre les lignes, la SSR laisse entendre que l'intégralité du courriel n'aurait pas été lue lors de l'entretien entre Patrick Fischer et Peter Röthlisberger, mais seulement un extrait. Un choix délibéré?

La SSR poursuit: «Un accord «off the record» doit être conclu au préalable, de manière explicite et réciproque. Il s'agit d'un principe journalistique reconnu. Cela n'a pas été le cas ici. Il est en outre déterminant que la déclaration concernée ait été faite dans le cadre d'une journée de tournage pour un portrait, dans une situation professionnelle clairement identifiable, en présence du responsable des médias et d'un caméraman, et non lors d'un entretien préalablement convenu comme étant «off the record». Malgré cela, la rédaction a respecté la réserve formulée ultérieurement: les déclarations concernées n'ont été publiées ni sous forme de citation, ni en mentionnant Patrick Fischer comme source».

Pour la SSR, le dossier est clair. «La SSR rejette les accusations selon lesquelles elle aurait violé des principes journalistiques ou rompu un accord, et prend acte du fait que Patrick Fischer évalue la situation différemment.»

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