Égalité, puck au centre. Lors des quarts de finale, Grégory Beaud avait pris de l'avance sur son collègue Matthias Davet. L'expérimenté journaliste avait trouvé toutes les équipes qui seraient dans le dernier carré – contre trois seulement pour ce dernier. Mais en demi-finales, Matthias s'est rattrapé, en désignant Davos et Gottéron vainqueurs. Grégory croyait en cette équipe des Zurichs Lions, mais mal lui en a pris.
Nos journalistes vont-ils se départager sur cette finale entre Grisons et Fribourgeois? Pas sûr, puisque les deux semblent partir sur une victoire des Dragons.
Davos (1er) - Fribourg (2e)
Grégory Beaud (2-4). On ne peut pas désigner Fribourg Gottéron vainqueur avant les play-off et changer au dernier moment sous prétexte que Davos est dominant. C'est le cas. Et les Grisons ont l'avantage de la glace, ce qui n'a rien d'anodin entre deux équipes qui se sont les deux imposées à domicile lors des quatre confrontations de la saison régulière.
Mais Fribourg Gottéron a un atout majeur: Reto Berra. Face à lui, Sandro Aeschlimann a été fantastique. Mais il n'a jamais joué un match avec un tel enjeu. Son vis-à-vis, oui. Et pas n'importe où puisque c'était lors de matches à élimination directe en championnat du monde. Pourquoi 2-4? Parce que Fribourg Gottéron n'a besoin «que» de s'imposer une fois à l'extérieur et de faire le job à domicile pour triompher... à domicile. Et si Fribourg veut s'imposer à la maison, ce ne sera possible que lors des actes IV et VI. Et soyons réalistes, un 0-4 est tout de même bien improbable.
Matthias Davet (2-4). Je le dis depuis janvier. Pour moi, le dernier match de Julien Sprunger sera celui du premier titre de l'histoire de Fribourg Gottéron. Je ne suis absolument pas un romantique dans l'âme, mais avouez que ça aurait de la gueule pour cet exceptionnel joueur. L'étiquette du joueur loser éternel, qui s'envole en même temps que celle de son club.
Si l'on part sur des arguments plus rationnels, je trouve cette équipe de Gottéron taillée pour le titre. Les absences de Sandro Schmid et Andrea Glauser? Pas grave, on s'adapte. Toutes les peines du monde à éliminer Rapperswil? On fait passer un message en demi-finales face à Genève. Reto Berra est grandiose, le power-play est désastreux et ne peut que s'améliorer en finale, Roger Rönnberg est un entraîneur qui sait gagner des titres. Comment ne pas croire en ces Dragons?
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | HC Davos | 52 | 71 | 117 | |
2 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 46 | 100 | |
3 | Genève-Servette HC | 52 | 15 | 91 | |
4 | ZSC Lions | 52 | 32 | 91 | |
5 | HC Lugano | 52 | 30 | 89 | |
6 | Lausanne HC | 52 | 18 | 85 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -4 | 81 | |
8 | EV Zoug | 52 | -19 | 75 | |
9 | SC Berne | 52 | -10 | 68 | |
10 | EHC Bienne | 52 | -22 | 67 | |
11 | SCL Tigers | 52 | -7 | 64 | |
12 | EHC Kloten | 52 | -26 | 63 | |
13 | HC Ambri-Piotta | 52 | -49 | 59 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -75 | 42 |


