Le verdict du TAS, qui oblige l’IIHF à rouvrir ses championnats du monde à la Russie, commence à produire ses premiers effets. Et ils ne vont pas dans le sens espéré par Moscou. Après la Finlande lundi, la Suède et la Norvège ont à leur tour annoncé mardi qu’elles refusaient d’affronter les Russes.
À Stockholm, la décision a été prise mardi par le conseil d’administration de la fédération. «La Suède ne disputera aucun match de hockey contre la Russie dans le contexte actuel», a résumé son président Anders Larsson. Pour la fédération suédoise, une participation russe au hockey international reste «impensable» tant que la guerre en Ukraine se poursuit.
Le dirigeant confirme que l’annonce a été coordonnée avec plusieurs autres pays, en étroite collaboration avec les nations nordiques. «Il n’était pas important pour nous d’être les premiers», glisse-t-il. Point important: le Tre Kronor ne se retirera pas des championnats du monde auxquels la Russie participerait. Seul le match contre l’équipe russe est concerné.
Même ligne à Oslo. La fédération norvégienne a annoncé qu’elle ne disputerait pas son match contre la Russie lors du Mondial organisé en mai 2027 en Allemagne. Les autres rencontres de la phase de groupes seront jouées normalement. La décision a été communiquée lundi au conseil de l’IIHF, réuni pour deux jours avec la question russe en tête de l’ordre du jour.
La Norvège avance un argument supplémentaire: la sécurité. Selon sa fédération, affronter la Russie dans les circonstances actuelles pourrait exposer joueurs et membres du staff à des risques importants. Elle dit vouloir protéger leur santé psychique, leur bien-être et leur sécurité personnelle, ainsi que celle de leurs familles. Les Norvégiens laissent toutefois une petite porte ouverte, puisque leur décision repose sur «la situation actuelle et les informations disponibles».
Ce front commun est exactement ce que réclamait la Finlande. Lundi, le président de sa fédération, Heikki Hietanen, expliquait vouloir rassembler un maximum de nations pour peser face à l’IIHF. Reste à savoir combien d’autres pays suivront et comment la fédération internationale gérera ces matches qui ne seraient pas disputés. Pour l’heure, Swiss Ice Hockey ne s’est pas positionnée et dit attendre les décisions de l’IIHF.