Ludovic Waeber a apprécié
«Le fan en moi était au premier rang pour la cérémonie»

Transfuge de Kloten, Ludovic Waeber a vécu son premier match à la BCF Arena depuis son retour. Et pas n'importe lequel, puisque celui-ci coïncidait avec la célébration du titre des Dragons.
Photo: Keystone

Durant l'été, Ludovic Waeber nous avait avoué avoir vibré lors du match VII de la finale entre Davos et Fribourg depuis un hôtel de Marrakech. «Avec ma femme, on était très émus. Au moment du but en prolongation, je ne pouvais même pas crier parce que ma fille s'était endormie (rires). Il y a eu un blanc, on regardait tout le monde sauter sur la glace. D'un coup, j'avais les larmes aux yeux. Je la regarde: elle aussi. C'était la folie totale.»

Fribourgeois d'origine, «Ludo» a vécu ce sacre comme n'importe quel fan des Dragons: intensément. Mais aujourd'hui, il est passé de l'autre côté puisqu'il est à nouveau un joueur de Gottéron. Ce vendredi soir, il a ainsi vécu différemment la cérémonie autour de la bannière commémorant ce titre. «Le fan en moi était au premier rang pour vivre ça, sourit-il. C'est franchement incroyable de pouvoir être présent dans un tel moment.»

Avec les nombreuses légendes du club sur la glace, Fribourg-Gottéron avait mis les petits plats dans les grands pour cette soirée spéciale. Encore fallait-il ne pas se faire gâcher la fête par le Lausanne HC, qui n'attendait évidemment que ça. Dans le vestiaire, la gestion des émotions liées à ce moment particulier a évidemment joué un rôle central ces derniers jours. «On ne voulait vraiment pas que ce soit pris comme une excuse. Peu importe ce qui se passait, on n'avait qu'un mot d'ordre: être prêts pour le match.»

Et durant un tiers-temps, ce ne fut pas vraiment le cas, si bien que ce sont les Lausannois qui ont ouvert la marque. Qu'a-t-il manqué? Pour Ludovic Waeber, pas grand-chose: «C'est cette fraction de seconde où tu réfléchis au lieu de juste bouger les jambes et d'aller sur le puck.» Petit à petit, les jambes ont commencé à mieux bouger et les attaques des Dragons sont devenues plus tranchantes. Le jeu de transition a commencé à ressembler à ce que l'on a connu du Fribourg-Gottéron cuvée 2025/2026.

Ludovic Waeber, lui, a livré une bonne prestation. Sa deuxième depuis le début de saison et la première dans une BCF Arena comble. «Ça me tenait à cœur de faire un bon match, a-t-il admis. En plus, avec la cérémonie d'avant-match, c'était important qu'on passe une bonne soirée.»

Et la pression de revenir à Fribourg à la suite du passage couronné de succès de Reto Berra? Il commence à avoir l'habitude de cette question. Et il sait pertinemment que chacun des buts qu'il va encaisser va immanquablement être sanctionné d'un «Berra l'aurait arrêté». Cela ne l'inquiète pas. «J'ai choisi d'être ici, donc je fais avec. C'est comme ça. Mais depuis mon retour, je me suis préparé à cela.» Sur ses deux premières sorties, il a su faire taire ces voix... tout en profitant d'être aux premières loges pour voir Julien Sprunger hisser la bannière de champion au plafond. Bref, un début de saison réussi malgré la défaite initiale à Bienne.

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